Avis Technique 1/00-757 Annule et remplace l’Avis Technique 1/98-727 et son modificatif 1/98-727*01 Mod Mur de façade External wall Außenwand GRC-TEC/2000 Titulaire : PARTNER ENGINEERING 11 rue du Commerce F-51350 Cormontreuil Tél. : 03 26 85 94 94 Fax : 03 26 85 94 95 Internet : www.partner-engineering.com E-mail : ccv @partner-engineering.com Usine : Même adresse commission chargée de formuler des avis techniques (arrêté du 2 décembre 1969) groupe spécialisé n° 1 Béton moulé et f ixations Vu pour enregistrement le 3 janvier 2001 Pour le CSTB : J.-D. Merlet, directeur technique Bulletin des Avis T echniques n° 417 (mars 2001) Secrétariat de la commission des Avis techniques CSTB, 4, avenue du Recteur-Poincaré, 75782 Paris Cedex 16 Tél. : 01 40 50 28 28 - Fax : 01 40 50 29 35 - Internet : www.cstb.fr Toute représentation ou reproduction de ce document faite sans le consentement du CSTB est illicite. Elle constitue une contrefaçon au sens de la loi du 11 mars 1957. CSTB 2001 Le Groupe spécialisé n° 1 de la Commission chargée de formuler des Avis Techniques a examiné le 23 mai 2000 et le 9 novembre 2000 le procédé de mur de façade PARTNER FACADES exploité par la société PARTNER ENGINEERING. Il a formulé sur ce procédé l’Avis Technique ci-après. Cet Avis annule et remplace l’Avis Technique 1/98-727 et son modificatif 1/98-727*01Mod. Cet Avis est délivré conformément aux « Directives UEAtc pour l’agrément des façades légères ». Cet Avis a été formulé pour les utilisations en France européenne. A cet Avis est associé un suivi, par le CSTB, des conditions de fabrication et de contrôle, à l’application desquelles est soumise sa validité. Cet Avis ne concerne pas la contre-cloison légère éventuellement associée au présent procédé qui doit être mise en œuvre conformément à l’Avis Technique propre dont elle relève. 1. Définition succincte 1.1 Description succincte Procédé de mur d’habillage de structure constitué par la juxtaposition de panneaux-coques en mortier de ciment renforcé de fibres de verre, constitués d’un voile mince raidi par des nervures creuses ou pleines. Chaque panneau est porté par la structure au moyen de liaisons ponctuelles permettant sa libre dilatation. En réhabilitation ou en habillage, les panneaux sont rapportés sur une paroi existante, généralement après interposition d’un isolant. En travaux neufs, les panneaux sont associés à une contre-cloison autoporteuse isolante pour constituer la fermeture des bâtiments. Les menuiseries sont incorporées ou rapportées ; elles sont fixées à l’aide de pattes vissées dans des taquets incorporés lors de la projection. Revêtements : • extérieur : C.C.V. couleur grise, blanche, ton pierre, teintes pastel ou plus vives, aspect lisse ou structuré, sablé, acidé, désactivé ou poli parement de granulat ou parement peint en usine ou à peindre sur chantier. • intérieur : parement de la paroi revêtue ou plaques de parement en plâtre de la contre-cloison. 1.2 Identification des produits Les panneaux PARTNER FACADES portent une étiquette plastifiée sur laquelle sont inscrits au recto le nom de la société « PARTNER ENGINEERING » et au verso la référence du panneau correspondant au repérage du plan de calepinage du bâtiment. 2. AVIS 2.1 Dom aine d’em ploi accepté Habillage de façades de bâtiments courants : habitations, bureaux, établissements scolaires, hospitaliers, industriels, ... Les chevilles de fixation doivent faire l’objet d’un Agrément Technique Européen ou d’un Avis Technique favorable pour l’usage qui en est fait dans le cadre de ce procédé. Les contre-cloisons doivent faire l’objet d’un Avis Technique favorable pour l’usage qui en est fait dans le cadre de ce procédé. de métakaolin permet de conserver dans le temps les caractéristiques initiales de leur comportement. * Résistance aux chocs La résistance aux chocs des panneaux décrits n’a pas fait l’objet d’essai. La capacité des panneaux, en fonction de leur situation, à résister aux chocs extérieurs de sécurité ou de conservation des performances (cf. norme NF P 08-302) est déterminée par la densité de nervures réalisées sur ces panneaux. La résistance aux chocs intérieurs ou extérieurs de sécurité peut être estimée satisfaisante, par analogie avec des procédés similaires ayant fait l’objet d’essais. Les caractéristiques des panneaux sont estimées satisfaisantes pour des niveaux d’exigence de conservation des performances comparables à ceux pris en compte dans les bâtiments d’habitation. La résistance aux chocs intérieurs de conservation des performances n’est pas prise en compte dans la mesure où elle doit être satisfaite par la paroi existante en solution d’habillage ou par la contre-cloison en solution de fermeture. * Sécurité au feu En l'absence de données expérimentales sur le comportement au feu des murs d’habillage ainsi réalisés, pour les emplois dans les bâtiments (ERP et habitations) soumis à la réglementation visant à limiter la propagation verticale du feu par les façades (règles dites du « C + D »), une appréciation prudente de la résistance à la propagation du feu de ces façades consiste à faire abstraction de la présence des panneaux de C.C.V. (cf. Cahier des Prescriptions Techniques). Il est estimé que l’interposition de laine de roche compressée au droit des rives de plancher peut limiter l’effet de cheminée entre la contre-cloison et les panneaux de C.C.V.. Dans le cas d’utilisation de ce procédé en fermeture de bâtiment, sans analyse particulière il doit être réservé aux applications sans exigence de « C + D » (habitations des 1ère et 2ème familles). (cf. Cahier des Prescriptions Techniques) En qualité de revêtement de façade, les panneaux de C.C.V. de ce procédé, qui comportent une incorporation de polymère, sont classés M1. * Prévention des accidents lors de la mise en œuvre et de l'entretien Elle peut être normalement assurée. (Cf. Cahier des Prescriptions Techniques). * Isolation thermique 2.21 Satisfaction aux lois et règlements en vigueur et autres qualités d’aptitude à l’emploi Elle résulte pour l’essentiel, dans la solution d’habillage de façade, de l’isolant interposé entre la paroi support et le panneau ou, dans la solution de fermeture de façade, de l’isolant associé à la contre-cloison. Moyennant, le cas échéant, une adaptation de l’épaisseur de cette couche, elle permet de satisfaire aux exigences de la réglementation ; la vérification est à effectuer selon les "Règles Th-K ". * Stabilité * Isolement acoustique Les murs de façade réalisés selon ce procédé ne participent pas à la structure résistante des bâtiments ; leur stabilité propre peut être normalement assurée par les dispositions de liaison prévues pour les panneaux moyennant le dimensionnement de ces derniers à partir des contraintes admissibles propres à chacune des compositions de CCV définies dans le Dossier Technique (cf. Cahier des Prescriptions Techniques). Il est souligné que, des deux compositions de C.C.V. utilisées pour la réalisation des panneaux du procédé et qui ont fait chacune l’objet d’une procédure d’évaluation technique, seule celle comportant une incorporation En habillage de façade, l'isolement acoustique dépend essentiellement de la masse de la paroi supportant les panneaux et de la couche d’isolant qui la complète. En fermeture de bâtiment, il dépend dans une large mesure de la constitution de la contre-cloison associée aux panneaux et du soin apporté au calfeutrement entre cette contre-cloison et les parois séparatives intérieures en béton. En ce qui concerne l’isolement entre appartements, à défaut de mesure expérimentale on estime que les doublages associant plaques de 2.2 Appréciation sur le procédé 2 1/00-757 parement en plâtre et laine minérale permettent de satisfaire à la réglementation. L’étanchéité à l’air n’étant pas réalisée au droit des panneaux, en fermeture de bâtiment l'isolement contre les bruits de l'espace extérieur dépend des performances de la contre-cloison. Moyennant ces précautions, on estime que l'on peut réaliser des panneaux de qualité satisfaisante et la durabilité d'ensemble des murs de façade comportant de tels panneaux peut être considérée comme équivalente à celle de façades légères traditionnelles; elle requiert la réfection, selon une périodicité de 10 à 15 ans, des garnitures de mastic extérieures. * Etanchéité des murs 2.23 Fabrication L’étanchéité à l’air du mur n’est pas réalisable dans le plan constitué par les panneaux compte tenu de leur géométrie en partie inférieure. Elle doit donc être assurée par la paroi support ou la contre-cloison. L'étanchéité à l’eau des façades peut être considérée comme normalement assurée compte tenu, notamment, de la présence d’un vide d’air aéré. La peau en C.C.V. des panneaux présente en elle-même une étanchéité à l’eau convenable si elle est correctement compactée et si son épaisseur est en tous points au moins égale à 8 mm. * Risques de condensation superficielle Ce procédé permet une correction des ponts thermiques aux jonctions des façades avec la structure intérieure et l'on estime qu'il n'y a pas de risque particulier de condensation, pour des locaux à hygrométrie équivalente à celle des locaux d'habitation. En habillage de façade, avec l’interposition d’un isolant entre la paroi support et les panneaux, ce procédé permet de réduire les ponts thermiques aux seules fixations ponctuelles des panneaux. Effectuée par l’entreprise PARTNER ENGINEERING dans son usine 11, rue du commerce à 51350 CORMONTREUIL, elle requiert une maind'œuvre dotée d'une formation spécifique, et nécessite l'exécution d'un autocontrôle régulier des diverses phases du processus de fabrication et des produits finis (cf. Cahier des Prescriptions Techniques). Par suite de la multiplicité des opérations à enchaîner dans un délai mesuré (toute interruption prolongée dans le processus de réalisation d'un panneau est susceptible d'affecter sérieusement la résistance de ce panneau) la qualité des panneaux repose, plus que dans d'autres techniques de préfabrication, sur le soin des opérateurs et sur l'efficacité de l'autocontrôle. L’autocontrôle exercé dans le centre de fabrication fait l’objet d’un suivi extérieur assuré par le C.S.T.B. La conformité des productions du centre de fabrication des panneaux aux données du présent Avis est enregistrée dans les registres de fabrication de l’usine. * Confort d'été 2.24 Mise en œuvre Dans le cas de structure lourde, les classes d’inertie quotidienne et séquentielle de logements en étage intermédiaire munis des murs de façade définis dans la solution à contre-cloison de ce procédé sont respectivement Iq2 et Is1. Effectuée par des entreprises de construction auxquelles le fabricant livre les panneaux, elle nécessite des précautions particulières en raison notamment de la légèreté des panneaux (sensibles au vent lors de leur pose à la grue) et de leur relative sensibilité aux chocs de poinçonnement. (cf. Cahier des Prescriptions Techniques) * Finitions-Aspect Les divers aspects que peut présenter le parement extérieur sont définis dans le Dossier Technique. Dans le cas de mortier teinté dans la masse, on doit s'attendre, surtout si la teinte est assez vive, à observer des nuances dans la teinte du parement. Les teintes sombres doivent être évitées. Le parement intérieur est constitué par la paroi supportant les panneaux d’habillage ou, dans la solution à contre-cloison, par les plaques de parement en plâtre de cette contre-cloison. 2.22 Durabilité - Entretien Les panneaux de base de ce procédé sont constitués d’une plaque nervurée en mortier armé de fibre de verre réalisée par projection simultanée soit selon la composition du système Cem-Fil Star soit selon la composition du système NEG ARG. En variante la technique du prémélange coulé-vibré peut être utilisée pour des panneaux de petites dimensions. Les caractéristiques de la composition NEG ARG issues de l’Evaluation Technique du 20 septembre 1999 dont elle fait l’objet, montrent que par suite d’une perte sensible de la résistance à la traction des fibres sous l’action des alcalis du ciment, la résistance du mortier armé diminue avec le temps et tend à se stabiliser à long terme à un niveau que les essais de vieillissement accéléré permettent d'évaluer ; la déformabilité du mortier armé chute de façon sensible de même que la résistance aux chocs : le comportement du matériau initialement de type ductile tend à devenir de type fragile. C'est pourquoi les valeurs des contraintes admissibles retenues sont très inférieures aux résistances mesurées à 28 jours et sont égales à environ la moitié des contraintes à rupture observées à long terme. L’Evaluation Technique du 10 décembre 1999 concernant le CCV Cem-FILStar a conclu, sur la base d’essais, que les performances mécaniques à long terme des produits réalisés par projection simultanée sont sensiblement égales voire supérieures à celles obtenues à 28 jours et que ce matériau conserve sa ductilité d’origine. La résistance des panneaux, vis-à-vis de la fissuration notamment, dépend dans tous les cas du soin apporté à leur fabrication qui, assez délicate, fait appel à des méthodes spécifiques et nécessite un autocontrôle suivi (cf. Cahier des Prescriptions Techniques). La valeur assez élevée du retrait du mortier entre l'état initial et l'état sec impose la réalisation de liaisons déformables entre les panneaux en CCV et la structure; le choix d'une teinte claire pour le parement extérieur est recommandé. Ces panneaux de façade subissent des variations thermo-hygrométriques importantes. Ils sont sujets à des déformations associées qui induisent de fortes variations d’ouvertures des joints vis à vis desquelles le joint à glissières et languette aura un comportement prévisible meilleur que le joint à garniture extérieure de mastic, même lorsque le mastic est choisi très déformable, comme il est nécessaire. 1/00-757 Le titulaire de l'Avis fournira aux équipes de montage un Cahier des Charges de montage et mettra à leur disposition, sur leur demande, des possibilités de formation du personnel. 2.3 Cahier des Prescriptions Techniques 2.31 Prescriptions techniques communes aux procédés de murs de façade (cf. Cahier du CSTB n° 2159, livraison 279, référence 0) 2.32 Prescriptions techniques particulières au procédé PARTNER FACADES * Conditions de conception • Le dimensionnement des panneaux et l'organisation de leurs liaisons à la structure doivent être effectués par un bureau d'études, conformément aux hypothèses définies dans le Dossier Technique et sur la base des contraintes admissibles définies dans le tableau page 4 pour chacune des compositions de CCV mises en œuvre par projection simultanée de mortier et de fibre. L’identification des produits doit comporter la référence à la composition utilisée pour leur fabrication. • Les panneaux de ce procédé ne doivent pas être pris en compte dans les vérifications de calcul de stabilité et de contreventement des structures qu'ils habillent. • Dans le cas d’utilisation de ce procédé en fermeture de bâtiment, lorsqu’une exigence de limitation de la propagation verticale du feu par les façades est requise, une contre-cloison bénéficiant d’un Procès Verbal pour cet usage, établi par un laboratoire de feu agréé, doit être intégrée. • Dans la solution à contre-cloison devant satisfaire une exigence de limitation de la propagation verticale du feu par les façades, le recoupement par écran coupe-feu du vide d’air entre le panneau en CCV et la rive de plancher doit être réalisé à tous les niveaux en mur de logement et au maximum tous les deux niveaux en mur d’ERP. • Pour l’utilisation du procédé en habillage de façades, notamment pour leur réhabilitation, les dispositions constructives adoptées au droit des menuiseries et/ou des rives de plancher doivent limiter l’effet de cheminée entre la paroi existante et les panneaux de C.C.V. • L’épaisseur nominale de la plaque en C.C.V. des panneaux ne doit pas être inférieure à 10 mm. • Les dispositifs de fixation des panneaux à la structure en béton doivent être en acier inoxydable austénitique dont la nuance sera choisie en fonction des conditions d’exposition des façades ; ce choix est particulièrement important dans le cas d’un environnement 3 Contraintes admissibles Composition Cem-Fil Star Composition NEG ARG Unité Proj ection simultanée Prémélangé coulé-v ibré Proj ection simultanée Compression simple MPa 12 12 12 12 T raction simple MPa 4 2 3 1,5 T raction par flexion des plaques et nervures pleines MPa 8 4 6 3 T raction par flexion des plaques et nervures creuses MPa 6 2,5 4 1,5 Prémélangé coulé-v ibré Cisaillement des plaques MPa 1 1 1 1 Cisaillement de l’âme des nervures MPa 2 1 2 1 atmosphérique agressif (proximité de la mer, zone industrielle à forte pollution, ...). • L’étanchéité à l’air de la façade doit être assurée par la paroi support ou par la contre-cloison. • Le système d'étanchéité de joints à glissières et languette en PVC doit être utilisé conformément à l'Avis Technique dont il relève. • Les chevilles métalliques de fixation des panneaux, des corniches et des auvents doivent faire l’objet d’un Agrément Technique Européen ou d’un Avis Technique favorable et être mises en œuvre conformément aux dispositions décrites ou prescrites dans ces documents. Des écrous bloquants doivent être utilisés. • La résistance à la diffusion de vapeur de l’isolant rapporté ou de la contre-cloison doit satisfaire aux règles du DTU 22.1 concernant les panneaux nervurés. • L’équilibrage du moment engendré sur les acrotères par les corniches et auvents rapportés en CCV doit faire l’objet de justification lors de la conception de ces ouvrages. • L’organisation des liaisons des coques en CCV sur l’ossature métallique des corniches et des auvents doit respecter le principe de libre dilatation des coques à partir d’un pôle de dilatation. • L’application de finitions sur les éléments ne doit être entreprise qu’avec l’accord préalable du fabricant des produits correspondants. * Conditions de fabrication • Les contrôles sur les mélanges et les contrôles sur les éprouvettes durcies doivent être consignés sur un cahier de contrôle. • Les contrôles sur panneaux en cours de fabrication doivent être consignés sur des fiches de contrôle établies pour chaque panneau. • L'épaisseur des parois en mortier de fibres ne doit être en aucun point inférieure à 8 mm (épaisseur nominale minimale 10 mm). • La fabrication d'un panneau doit être réalisée en processus continu, sans interruption. • La teneur en fibres mesurée sur le C.C.V. frais doit être contrôlée, pour chaque opérateur de projection, au moins une fois par semaine. • Les contrôles suivants doivent être exécutés sur les produits finis (âgés de 3 semaines au moins, pour les essais mécaniques). - Contrôle visuel sur chaque panneau. - Contrôle, au moins une fois par semaine, de l’absorption d’eau par immersion et de la masse volumique sèche. - Contrôle, sur un panneau sur trente, pris au hasard, en trois points choisis arbitrairement ainsi qu'au droit des dièdres (angles et changements de nus), de la résistance au poinçonnement des parois en mortier de fibres : le poinçon cylindrique de 4 mm de diamètre du Perfotest ne doit pas provoquer la perforation de la peau. - Dans le cas de panneau de surface supérieure à 6 m², mesure, sur au moins un panneau par type de façade et, en cas de façade de surface suffisante sur au moins un panneau sur cent, de la flèche prise, après 1 h de chargement, par le panneau fixé en position horizontale avec les mêmes liaisons qu'en œuvre et soumis à une charge répartie égale à la charge de calcul puis au double de cette charge : la flèche dans le second cas ne doit pas excéder 2,2 fois la flèche dans le premier cas. Si le résultat n'est pas satisfaisant, on effectue les mêmes mesures sur un autre panneau de la série; si le résultat n'est toujours pas satisfaisant, il est fait un tri sur l'ensemble de la série. - L'ensemble des résultats ainsi que les dispositions prises en cas de résultat non satisfaisant doivent être consignés sur un cahier de contrôle. • Le délai minimum de livraison des panneaux est de 12 jours. * Conditions de stockage et de transport • Le calage des panneaux lors du stockage et du transport doit être organisé de façon à éliminer les risques de déformation par fluage (de flexion notamment). Par ailleurs, les zones de calage et les dimensions des cales doivent être déterminées pour exclure tout risque de poinçonnement des parois en mortier de fibre. 4 * Conditions de mise en œuvre • Le fabricant des panneaux doit fournir, avec ces derniers, les accessoires de liaison à la structure, y compris les platines de Néoprène, et éventuellement d’étanchéité des joints. • La mise en place des panneaux à la grue doit s'effectuer en tenant compte de la sensibilité des panneaux au vent (due à leur légèreté). • L'introduction de leviers sous un panneau pour le déplacer ne doit être effectuée qu’au droit des zones prévues pour l’appui du panneau. • Le fournisseur des panneaux doit être en mesure de faire procéder sur chantier, à la demande de l'équipe de montage, aux ragréages légers nécessités par le traitement d'épaufrures éventuelles (utilisation de mortier armé de fibres, du type prémélangé). • Le calage des panneaux reposant sur plus de deux appuis (appuis hyperstatiques) doit faire l’objet d’un contrôle systématique. Conclusions Appréciation globale L’utilisation du procédé dans le domaine d’emploi proposé est appréciée favorablement. Validité Jusqu’au 31 mai 2003. Pour le Groupe Spécialisé n° 1 Le Président Ph. CUNIN 3. Remarques complémentaires du Groupe spécialisé A l’occasion de la présente révision, le procédé a reçu l’adjonction de la composition de CCV pour projection simultanée du système NEG ARG, qui a fait l’objet d’une Evaluation Technique en date du 20 septembre 1999. Par rapport à celle du système Cem-fil star, cette nouvelle composition, qui ne comporte pas de métakaolin, présente des caractéristiques de vieillissement moins favorables. C’est pourquoi il a été prescrit de spécifier, pour chaque application, la composition choisie à laquelle correspond un tableau spécifique des contraintes admissibles à prendre en compte, figurant dans l’Avis. Il est noté que l’équipement de l’usine de fabrication actuelle permet de réaliser sans difficulté particulière des panneaux dont la surface peut atteindre 15 m² (en projection simultanée). Il est aussi noté que le transport sur chant est préférable au transport à plat pour limiter le bombement des panneaux, parfois observé sur l’une des applications citées en référence. Par ailleurs, il est conseillé de préférer, pour constituer l’appui et le blocage en néoprène du pied de panneau une pièce préformée monolithique à l’association d’un ruban et d’une plaquette. Conformément à la jurisprudence du Groupe en la matière, en l’absence d’étanchéité à l’air (et donc d’étanchéité à l’eau) à l’avant des dispositifs de liaison des panneaux à la structure, il a été prescrit le choix d’un acier inoxydable austénitique pour la constitution de ces liaisons. La position prudente adoptée en ce qui concerne l’appréciation du comportement au feu des parois composites comportant ces panneaux en mortier renforcé de fibres est justifiée par les incertitudes concernant les altérations et les déformations susceptibles d’affecter les coques exposées au feu. Un essai de comportement global au feu dans une configuration limite soigneusement définie, permettrait de lever ces incertitudes. Le Rapporteur du Groupe Spécialisé n° 1 B. BLACHE 1/00-757 Dossier Technique établi par le demandeur A. Description 1. Destination et principe Caractéristiques de la formule CEM-FIL-Star Projection simultanée Prémélangé coulé-vibré Masse volumique sèche (kg/m3) 1718 1762 LDP 9,3 6,5 MDR 23,4 9,2 LDP 7,7 - 12,8 5,3 - 10,7 MDR 26,8 - 28,8 9,1 - 12,3 à 28 jours 10 3,5 à long terme 8 - 10 1,4 - 2,2 à 28 jours 16500 13200 à long terme Résistance à la flexion (MPa) Le procédé PARTNER FACADES est destiné à la fermeture ou à l’habillage de structures porteuses de bâtiments neufs ou existants dont l’usage peut être : habitation, bureau, scolaire, industriel, etc. à 28 jours : Il met en œuvre des panneaux-coques en composite ciment-verre (C.C.V.), appelé aussi « mortier renforcé de fibres de verre » ou « béton de fibre de verre ». à long terme : Associés à une contre cloison auto-porteuse isolée, les panneaux-coques constituent la fermeture des bâtiments. En réhabilitation, ils peuvent être rapportés sur une paroi existante, généralement après interposition d’un isolant. Chaque panneau est constitué d’une peau mince en C.C.V. raidie par des nervures creuses ou pleines également en C.C.V., ou, par les formes de la plaque elle-même. Il est fixé sur la structure porteuse par des dispositifs de fixation, permettant l’ajustement de sa position lors de sa mise en œuvre, puis ses variations dimensionnelles. La structure porteuse peut être en béton, en métal ou en maçonnerie de blocs en béton pleins ou creux. Allongement à rupture (mm/m) Module d’élasticité (MPa) 17400 - 20300 13800 - 17800 Retrait après démoulage (mm/m) 1,3 1,6 Variations dimensionnelles entre états conventionnels extrêmes (mm/m) 1,03 1,46 après 24 heures 11,9 11,9 après 7 jours 12,3 Absorption d’eau (%) 2. Matériaux 2.1 Com posite cim ent-verre Dilatation thermique (/°C) Le C.C.V. utilisé pour la réalisation des panneaux de ce procédé est le système Cem-FIL Star de la société Cem-FIL VETROTEX, mis en œuvre par projection simultanée, dont la composition est détaillée dans le tableau ci-dessous : Composition de la formule Cem-FIL Star (masse en kg) Projection simultanée Prémélangé coulé-vibré Ciment CPA 42,5 CEM I gris ou blanc 50 50 Sable siliceux 0/0,8 mm (passant à 150 µm<15%) 50 50 Fibre de verre Cem-FIL 2 AR 7,4 4,9 Métakaolins Cem-Star 12,5 12,5 Polymère acrylique MC 76 de Rohm et Hass 6,1 6,1 12,8 -6 10,1 x 10 10,1 x 10-6 Cette formulation incluant le métakaolin Cem-Star , de haute pouzzolanicité, qui limite la formation de chaux cristallisée autour et à l’intérieur des faisceaux de fibres de verre AR, permet à ce matériau C.C.V. de conserver sa ductilité au cours du temps. En variante, le procédé met en œuvre le Composite Ciment-Verre NEG ARG des Sociétés Nippon Electric Glass Co Ltd, Polyfib consulting SARL et Fibres Technologies International Ltd, mis en œuvre par projection simultanée ou par prémélange coulé-vibré, dont la composition est détaillée dans le tableau ci-dessous : Composition de la formule NEG ARG (masse en kg) Projection simultanée Prémélangé coulé-vibré avec fibre ACS 13H 350Y (13 mm) Prémélangé coulé-vibré avec fibre ACS 13H 530Y (13 mm) Eau 18 20 Adjuvants 1,14 1,3 Ciment CPA-CEM I 42,5 50 50 50 Total 145,14 144,8 Sable 50 50 50 Ratio S/C 1 1, Fibres NEG ARG 6,3 2,46 3,73 Ratio E/C 0,36 0,40 Polymère acrylique (extrait sec) 3,15 3,15 3,15 Le composite ciment verre Cem-FIL-Star a fait l’objet d’une évaluation technique par le Groupe Spécialisé n° 1 de la Commission des Avis Techniques, le 10 décembre 1999; ses caractéristiques sont rappelées dans le tableau ci-après : 1/00-757 Fluidifiant 0,700 0,25 - 0,50 0,25 - 0,50 Eau 14,5 – 17,5 18 - 19 18 - 19 Total 128 124 125 Ratio S/C 1 1 1 Ratio E/C 0,29 - 0,35 0,36 - 0,38 0,36 - 0,38 5 Cette composition de CCV NEG ARG a fait l’objet d’une Evaluation Technique par le Groupe Spécialisé n° 1 de la Commission des Avis Techniques, le 20 septembre 1999 ; ses caractéristiques sont rappelées dans le tableau ci-dessous : 2.22 Jointoiement entre panneaux Joint vertical entre panneaux : profilés à glissières et languettes en P.V.C. avec, en cas de superposition simple des profilés, interposition d’une bavette souple de rejet. Joint vertical entre structure béton et panneaux : profilés en P.V.C. spécifiques. Projection simultanée avec fibre AR 2500 H 200/DB (31 mm) Prémélangé coulé-vibré avec fibre ACS 13H 350Y (13 mm) 9,7 21,7 6,5 7,2 12,1 13,8 9,2 9,3 Allongement à rupture (mm/m) à 28 jours à long terme 8,0 0,9 3 0,6 Module d’élasticité (GPa) à 28 jours à long terme 33 20,5 24 17 Pour création des nervures : blocs prédécoupés de polystyrène expansé référence CM. Variations dimensionnelles de retrait après démoulage (mm/m) 0,87 1,09 Variations dimensionnelles entre états conventionnels extrêmes (mm/m) 0,91 1,56 Lorsque le procédé est utilisé en habillage de structure existante, l’isolant Panolène façade de la société ISOVER peut être incorporé. Il est alors fixé sur cette structure avec des fixations d’un type ayant fait l’objet d’une évaluation. Dilatation thermique (m/m)/°C 10 – 15 x 10-6 10 – 15 x 10-6 Masse volumique sèche (kg/m ) 1853 1778 Absorption d’eau après 24 heures (%) 9,70 11,17 Absorption d’eau après 7 jours (%) 10,97 12,74 Caractéristiques de la formule NEG ARG Résistance à la flexion (MPa) à 28 jours LDP Rupture à long terme LDP Rupture Variante de joint vertical entre panneaux ou entre structure béton et panneaux : mastic élastomère de 1ère catégorie type SIKAFLEX 1A-R sur fond de joint en polyéthylène à cellule fermée type SIKA; en cas d’exigence coupe feu, système type JOINTOFEU BAF 18 n°3 (cordon et mastic) de COUVRANEUF. Le joint vertical d’étanchéité à l’eau est complété par un joint d’étanchéité à l’air composé par un cordon préformé comprimé de mousse polyester imprégnée type RESACRYL. Plaques de laine de roche ou type JOCOF de COUVRANEUF collée avec la colle JOCOFCOLLE en rive de plancher pour constituer la barrière coupe-feu de recoupement de la lame d’air entre niveaux. La géométrie de la rive inférieure des panneaux ne permet pas la mise en œuvre d’une étanchéité à l’air, aussi, la lame d’air comprise entre les panneaux et la structure ou la contre-cloison est ventilée. 2.23 Isolants 3 2.24 Contre-cloison Cette contre-cloison type Placostil est constituée d’une plaque de plâtre de 18 mm d’épaisseur doublée d’une bande de feuillard métallique fixées sur des rails et montants métalliques de 70 mm de largeur (rapport CSTB n°40 842) ; des panneaux semi-rigides ou rigides en laine de roche y sont incorporés. Associée aux panneaux pour la fermeture des bâtiments, elle est amenée à assurer l’étanchéité à l’air du mur de façade. Cette composition ne comporte pas de métakaolin. 2.2 Autres m atériaux 3. Eléments 2.21 Attaches mécaniques et dispositifs de fixation des panneaux dans la structure 3.1 Panneaux de façade Pour réaliser la manutention et la fixation des panneaux dans la structure, les dispositifs de fixation suivants sont utilisés : • douilles filetées type VEMO : Ø12 mm minimum pour la manutention des panneaux, • rails type HALFEN gamme HT 28/15, • profilés en acier FeE 235 galvanisé à chaud, épaisseur 40 µm, • chevilles métalliques à expansion par vissage type SPIT FIX ou à scellement chimique type SPIT EPCON, • boulons, rondelles et tiges filetées de diamètre Ø10 mm minimum, • tubes en caoutchouc souple de dureté shore 40 à 50, Ils sont constitués d’une peau mince en C.C.V. raidie par des nervures également en C.C.V.. Cette plaque, réalisée par projection sur un moule, a une épaisseur constante de 10 mm. Les nervures sont constituées par un relevé latéral mince, un plissement de la plaque, des nervures massives par augmentation locale de l’épaisseur de la plaque et des nervures profilées par projection sur des formes, en polystyrène ou autre, servant de coffrage perdu. Ces différents types de raidisseurs peuvent être utilisés simultanément sur un même panneau. L’espacement maximal entre raidisseur est de 1,20 m. La répartition et la géométrie des raidisseurs sont déterminées par le calcul en fonction des efforts à reprendre, liés au poids propre du panneau et de ses équipements (menuiseries, volets, ...) ainsi qu’aux effets du vent. • taquets en plastique, Dans le cas de la projection simultanée, les dimensions maximales des 2 panneaux sont limitées à 15 m , la plus grande dimension étant limitée à 6 m. Pour ce qui concerne la technique par prémélange coulé-vibré, la surface maximale est limitée à 2 m², la plus grande dimension ne devant pas excéder 3 m. • cales de réglage en P.V.C. d’épaisseurs variables. Leur poids moyen est couramment de 50 à 60 kg/m2. Les dispositifs de fixation comportant des platines et boulons en acier, ont, dans tous les cas, les dimensions et la protection minimales définies dans les articles 5,242 et 5,243 du Mémento DTU 22.1. Les tolérances géométriques sont de ±5 mm sur les dimensions et de 0 mm/+2 mm sur les épaisseurs. • rubans en Néoprène 45x5 mm de dureté shore 55, • plaquettes en Néoprène 45x45x5 mm de dureté shore 55, En fonction de l’exposition à la corrosion, les inserts et fixations sont : • en acier inoxydable austénitique 304L, • en acier inoxydable A4, lorsqu’ils sont soumis à un environnement atmosphérique agressif (bord de mer, par exemple). Les panneaux de façade comportent, en partie haute, une nervure profilée en forme de rejingot de 6 cm de hauteur. La plaque du panneau, de 10 mm d’épaisseur, se prolonge au delà de la nervure profilée de la partie basse sur une hauteur de 10 cm pour venir en recouvrement du rejingot du panneau inférieur. Ces deux nervures sont pleines au droit des dispositifs de fixation : • deux douilles VEMO Ø12 sont disposées dans la nervure supérieure pour la manutention du panneau, 6 1/00-757 • un tube en caoutchouc de 18 mm de diamètre intérieur et de 50 mm de longueur est disposé dans la nervure supérieure et une mortaise de 12 x 2 x 3 cm de profondeur y est réservée pour recevoir les dispositifs de fixation, • deux mortaises de 12 x 2 x 3 cm de profondeur sont réservées dans la nervure inférieure pour recevoir les dispositifs de fixation. Ainsi, la dilatation du panneau est libre sur ces fixations. Le prolongement de la plaque, au delà de la nervure inférieure, du premier panneau constituant le bas de la façade, est raidi par une nervure massive horizontale en C.C.V., de 2 cm d’épaisseur, dans laquelle sont ménagés des trous de Ø12 permettant l’évacuation de l’eau résiduelle de condensation. Les rives verticales des panneaux sont constituées par une nervure massive en C.C.V. de 1 cm d’épaisseur minimale ou de 3 cm d’épaisseur pour la mise en œuvre du profilé de joint en PVC, et de 10 cm de largeur, soit l’épaisseur courante du panneau. La jonction verticale entre panneau est réalisée bout à bout. Lorsque l’étanchéité à l’eau des panneaux, formant habillage et pare pluie, n’est pas requise, les rives verticales des panneaux sont planes. Une bavette de drainage et rejet de l’eau vers l’extérieur pourra être disposée dans la lame d’air tous les deux niveaux d’étage ou tous les 5 à 7 m environ. Pour réaliser l’étanchéité à l’eau du joint vertical entre panneaux, un système à glissières et languette en PVC mis en œuvre dans les rives verticales des panneaux. En variante, une chambre de décompression est moulée dans les rives verticales des panneaux; la mise en œuvre d’un mastic élastomère de 1ère catégorie type SIKAFLEX 1A-R sur fond de joint en polyéthylène à cellule fermée type SIKA permet alors de réaliser l’étanchéité à l’eau du joint vertical entre panneaux. La nervure de rive verticale peut être profilée pour la formation, avec un mastic élastomère de 1ère catégorie type SIKAFLEX 1A-R sur fond de joint en polyéthylène à cellule fermée type SIKA, du joint d’étanchéité au raccordement entre le panneau et le gros-œuvre ou l’existant. Le joint vertical d’étanchéité à l’eau est complété par un joint d’étanchéité à l’air composé par un cordon préformé comprimé de mousse polyester imprégnée type RESACRYL. Les baies pour menuiserie sont encadrées par des nervures, formant appui, tableaux et linteau, qui sont en C.C.V. généralement profilé sur bloc de polystyrène; la nervure formant appui intègre une forme de rejingot. Les menuiseries sont rapportées postérieurement; elles sont alors fixées sur des précadres ou à l’aide de pattes vissées dans des taquets incorporés lors de la projection; l’étanchéité est réalisée par bande comprimée sur le rejingot et mastic élastomère de 1ère catégorie type SIKAFLEX 1A-R sur fond de joint en polyéthylène à cellule fermée type SIKA en tableaux et linteau. La lame d’air située entre le panneau et la contre-cloison ou le mur existant étant ventilée, l’étanchéité à l’air de la menuiserie doit être réalisée entre la contre-cloison ou le mur existant. Différentes finitions du revêtement extérieur sont possibles : • suivant la composition du mortier C.C.V. : couleur grise (sable blanc et ciment gris), blanche (sable blanc et ciment blanc) ou ton pierre (sable ocre et ciment blanc), • avec adjonction de colorants : teintes pastel ou plus vives (l’emploi de colorants est néanmoins proscrit lorsqu’une uniformité de teinte est exigée), • aspect lisse ou structuré reproduisant les détails du moule, • traitement de surface par sablage léger, acidage ou désactivage avec retardateur, • parement de granulat : finition du type gravillons lavés ou béton poli par mise en œuvre d’une couche de béton de granulats courant, • parement peint (peinture pour support béton ou revêtement plastique épais) en usine ou à peindre sur chantier. 3.2 Acrotère Les éléments de panneau précédents sont complétés, pour permettre une composition architecturale d’ensemble de la façade, par des éléments d’acrotère constitués selon le même principe que les éléments de panneau. Dans toutes les configurations l’acrotère est coiffé par une couvertine métallique pour garantir l’étanchéité à l’eau du joint horizontal séparant les panneaux adjacents. 1/00-757 3.3 Corniche et auvent Les éléments de panneau précédents sont complétés, pour permettre une composition architecturale d’ensemble de la façade, par des éléments de corniche ou d’auvent constitués d’une coque en C.C.V. sur ossature en charpente métallique. La coque en C.C.V. est liaisonnée à l’ossature en charpente métallique par des tiges en acier (type fer à béton) soudées à l’ossature et scellées, y inclue la liaison soudée, dans des nervures ou renforcements en C.C.V.. L’ossature métallique est emboîtée dans des profilés métalliques en forme de oméga fixés à la structure en béton par des chevilles métalliques à expansion par vissage. Les corniches sont protégées par une couvertine métallique mise en œuvre sur un support en bois traité ou du type CTBX. 4. Fabrication et contrôle La fabrication est réalisée par la société PARTNER ENGINEERING dans son atelier situé 11 rue du commerce à 51350 COMONTREUIL Ce local est fermé, couvert, chauffé et comprend les principaux moyens de fabrication suivants : • aires de stockage des matières premières conditionnées en sacs, bidons et caisses : fibre de verre, polymère, adjuvants, sable, ciment, (les ciments et sables livrés en vrac sont stockés dans des silos extérieurs), • matériel de pesage dont balance de précision et récipients gradués pour le dosage en fibre, polymère, adjuvants et eau, • malaxeur vertical de capacité 120 kg, • trémies d’attente et pompes électriques réglables type MK 9 A de POWER SPRAYS pour la projection simultanée du mortier et de la fibre de verre, • pistolets à tête concentrique pour la projection simultanée du mortier et de la fibre de verre coupée par le pistolet, • rouleaux ébulleurs en plastique cranté ou métalliques, de dimensions et formes variées, • tables fixes de projection, la face coffrante des moules est toujours étanche et très soignée, elle peut être en bois, acier, polyuréthanne, silicone, C.C.V., polyester, polystyrène ou plastique thermoformé. tolérances sur les moules : - longueur et largeur : ±2 mm, - épaisseur : ±2 mm, - différence de longueur entre les diagonales : ±4 mm, - rectitude des joues : ±3 mm, - planéité du fond de moule : écart inférieur à 2 mm sous la règle de 2 m. • portique roulant de capacité de 1,4 t pour le démoulage et la manutention des panneaux vers les aires de séchage, finition et stockage, • aérothermes à air chaud et bâches en polyane posées sur les éléments en C.C.V. pour maintenir une atmosphère humide durant le durcissement, • aire de finition avec chevalets, • aire de stockage pour stockage à plat, sur chant ou en râteliers suivant la forme des panneaux, • laboratoire pour contrôles et essais sur matériau C.C.V. et éprouvettes. Après préparation et contrôle de la qualité du moule, les opérations de fabrication se déroulent de la façon suivante, la face extérieure du panneau étant en fond de moule : • application d’une couche d’impression en mortier sans fibre (gel coat), • projection du C.C.V. en couches croisées de 3 à 5 mm d’épaisseur, jusqu’à l’épaisseur requise, • après chaque passe, contrôle de l’épaisseur avec une jauge calibrée et compactage au rouleau ébulleur pour assurer le moulage, faire pénétrer la fibre dans le mortier et en évacuer l’air, • réalisation des nervures : - massives par projection en sur-épaisseur de C.C.V., - creuses par mise en place, suivant les prescriptions de l’étude, des formes en polystyrène prédécoupées puis projection du C.C.V. sur la face postérieure et sur les côtés de la forme en vérifiant les épaisseurs, notamment au sommet de la nervure, - à lame par projection sur un gabarit. • mise en place des éléments de fixation et de manutention par enrobage de C.C.V. projeté puis roulé, ou par coulage de C.C.V. prémélangé et compacté, • finition, si nécessaire, des surfaces roulées par lissage à la truelle, 7 • protection du panneau en C.C.V. par bâchage pour éviter la déshydratation du mortier, • le jour suivant, démoulage au moyen du pont roulant équipé, si nécessaire, d’un palonnier, • stockage pendant deux jours minimum, à l’intérieur de l’usine pour continuer la cure du C.C.V., en prenant toutes les précautions nécessaires pour éviter les déformations, • finition des panneaux : repérage, ébavurage, finition de surface et contrôle de qualité, • stockage des panneaux, éventuellement sur l’aire de stockage extérieure, pendant 12 jours minimum avant chargement sur camion pour livraison. Pour la réalisation de panneaux à parement en gravillon lavé, après application sur le moule du désactivant type DRC de PIERI, le béton est mis en œuvre sur une épaisseur de 10 à 15 mm, suivant la granulométrie, et compacté par vibration, soit sur une table vibrante, soit par utilisation de vibreurs fixés au coffrage. Ce parement ne peut être réalisé que sur des surfaces sensiblement horizontales. Après le début de prise du béton, un enduit d’accrochage à base de résine, type SIKALATEX, est appliqué puis le C.C.V. est projeté. Les panneaux sont bridés pendant le durcissement des mortiers pour éviter toutes déformations (vrillage ou bombement). Les autres types de finition sont appliqués sur panneaux durcis. Le C.C.V. et le processus de fabrication font l’objet de procédures d’autocontrôle : • contrôle des approvisionnements, • contrôle des moules : - avant une première projection : dimensions, planéité, équerrage, état de surface, - avant chaque projection : présence (nombre) et implantation des inserts et réservations, • autocontrôle sur C.C.V. avant chaque démarrage de production et par demi-journée : - calibrage des débits de fibre et de mortier et comparaison journalière des consommations théoriques et réelles de fibre et de mortier, - consistance de la matrice sur mortier frais, - teneur en fibre par prélèvement de mortier frais, • contrôles sur panneaux en continu pendant la fabrication : épaisseurs de projection, enrobage d’inserts, roulage du C.C.V., puis au démoulage état de surface et conformité aux plans de fabrication, • contrôles sur panneaux finis avant chargement pour livraison : état de surface du parement et couleur, • contrôles, après maturation à 28 jours, sur échantillons réalisés hebdomadairement : module de rupture (MDR), limite de proportionnalité (LDP) et module d’élasticité (E), lesquelles doivent correspondre aux valeurs du tableau du paragraphe 2,1. 5. Mise en œuvre La mise en œuvre est effectuée par le titulaire de l’Avis qui assure, le cas échéant, l’approvisionnement des joints d’étanchéité ou coupe-feu. Avant le démarrage de la pose, les supports, constitués par la structure porteuse en béton, en métal ou en maçonnerie de blocs en béton pleins ou creux, sont réceptionnés afin d’en assurer la compatibilité avec les tolérances de réglage des fixations. Le déchargement sur le chantier est réalisé par l’entreprise de pose ; lorsque les panneaux ne peuvent pas être directement mis en œuvre, ils sont stockés sur une aire dont l’aménagement est soumis aux mêmes règles que celui du stockage en usine. 5.1 Im m euble à façade ouverte La pose s’effectue depuis l’intérieur du bâtiment, le personnel étant muni des équipements individuels de protection, dont en particulier un harnais et ses accessoires. Lorsque requise, la barrière coupe-feu de recoupement de la lame d’air entre niveaux, composée de plaques de laine de roche ou type JOCOF de COUVRANEUF, est collée en rive de plancher. Les ponts thermiques situés en rive de plancher, en tête de voile ou de poteau peuvent être traité de même. La pose des panneaux s’effectue selon le processus répétitif suivant : 1 - fixation à la structure des supports inférieurs de panneau dans leur position définitive (réglés en alignement, écartement et altitude), 2 - pose du panneau sur ses fixations en attente, 8 3 - éventuellement, maintien provisoire en tête par des étais tirantpoussant puis décrochage des moyens de manutention, 4 - fixation de la partie supérieure du panneau, 5 - réglage fin de l’aplomb du panneau et de l’ouverture des joints, 6 - décrochage des moyens de maintien provisoire en tête ou si non réalisation de l’étape 3-, décrochage des moyens de manutention. La pose des éléments d’allège, corniche, bandeau ou de certains panneaux peut être réalisée selon le processus répétitif particulier suivant : 1 - mise en place d’étaiement provisoire (calage sur une ossature porteuse), 2 - présentation de l’élément et réglage avec maintien provisoire par des câblettes en pied et des étais tirant-poussant en tête, 3 - décrochage des moyens de manutention, 4 - boulonnage des fixations définitives de l’élément à la structure porteuse, 5 - réglage fin de l’aplomb de l’élément et de l’ouverture des joints, 6 - décrochage des moyens de maintien provisoire puis retrait des moyens d’étaiement provisoire. 5.2 Im m euble à façade ferm ée Ce cas est plus particulièrement rencontré en réhabilitation d’ouvrage. Après la mise en place d’un échafaudage extérieur au bâtiment (échafaudage fixe ou volant, nacelle), les panneaux ou éléments sont posés selon la méthodologie répétitive suivante : 1 - fixation à la structure des supports inférieurs de panneau dans leur position définitive (réglés en alignement, écartement et altitude), 2 - pose du panneau sur ses fixations en attente, 3 - fixation et réglage de la partie supérieure du panneau, 4 - réglage fin de l’aplomb du panneau et de l’ouverture des joints, 5 - décrochage des moyens de manutention. 5.3 Mise en œuvre des joints Lorsque l’étanchéité à l’eau des panneaux, formant habillage et pare pluie, n’est pas requise (cas courant en réhabilitation d’ouvrage), les rives verticales des panneaux sont planes. La jonction verticale entre panneau est réalisée bout à bout. Une bavette de drainage et rejet de l’eau vers l’extérieur pourra être disposée dans la lame d’air tous les deux niveaux d’étage ou tous les 5 à 7 m environ. Lorsque l’étanchéité à l’eau des panneaux est requise, en fonction de la conception du joint vertical entre panneaux, un profilé rigide de languette est glissé entre les glissières scellées dans les rives latérales des panneaux adjacents ou bien, après mise en œuvre du fond de joint SIKA, à l’extérieur de la chambre de décompression formée par une cannelure ménagée dans chacune des rives latérales de panneau, le mastic élastomère de 1ère catégorie SIKAFLEX 1A-R est appliqué entre les rives latérales des panneaux adjacents. Le joint vertical d’étanchéité à l’eau est complété par un joint d’étanchéité à l’air type RESACRYL collé sur la rive latérale d’un panneau avant sa pose et comprimé lors de la pose du panneau adjacent. Lorsque les joints verticaux entre panneaux doivent être coupe-feu, leur largeur est alors de 20 mm. Après mise en œuvre du cordon JOINTOFEU de 30 mm de diamètre, à l’extérieur de la chambre de décompression formée par une cannelure ménagée dans chacune des rives latérales de panneau, le mastic JOINTOFEU est appliqué entre les rives latérales des panneaux adjacents. Lorsque les exigences coupe-feu sont moindres, avant mise en place des panneaux une plaque de laine de roche JOCOF peut être collé, sur la rive latérale d’un panneau, à la colle JOCOFCOLLE en remplacement du cordon JOINTOFEU. Lorsque les joints verticaux d’étanchéité à l’eau ne se recouvrent pas en « tuile » dans l’épaisseur du rejingot, une bavette de rejet d’eau en bitume armé TV VV 50 de 30 cm de longueur, est collée sur le rejingot et la rive supérieure extérieure du panneau, de part et d’autre du joint vertical, à l’intersection des joints de panneaux. 6. Calculs et dimensionnements Les calculs de dimensionnement sont réalisés par un bureau d’études spécialisé, extérieur à l’entreprise. Ils sont conduits en appliquant les méthodes de calcul de la résistance des matériaux avec l’hypothèse de comportement du C.C.V. en tant que matériau isotrope et élastique linéaire. 1/00-757 6.1 Hypothèses de calcul 6.3 Autres données Les efforts à prendre en compte sont : Les marques et références des joints et accessoires sont citées à titre d’exemple de solution de base, l’utilisation de produits dont les caractéristiques sont certifiées au moins équivalentes à celles des produits cités n’est pas exclue. • ceux liés aux contraintes particulières du cahier des charges du chantier, • le poids propre du panneau, calculé avec une densité moyenne du C.C.V. de 1,9 , et de ses équipements (menuiseries, volets, ...), • la pression du vent et le poids de la neige, • les contraintes engendrées par le démoulage, la manutention et le transport, • pour les éléments de corniche exposés à des charges de circulation d’entretien, une charge ponctuelle statique de 100 daN. Les contraintes admissibles à considérer lors des calculs de dimensionnement sont, selon la composition de CCV mise en œuvre, celles définies dans l’Avis Technique ci-avant. Les flèches de calcul admissibles sont limitées au maximum à 1/360ème de la portée. B. Résultats expérimentaux Les composites ciments verre Cem-FIL-Star et NEG ARG ont chacun fait l’objet d’une évaluation technique par le Groupe Spécialisé n°1 de la Commission des Avis Techniques, respectivement le 10 décembre 1999 et le 20 septembre 1999; Les caractéristiques des ces composites issues de résultats expérimentaux sont rappelées dans le paragraphe A.2,1. Les flèches doivent être évaluées avec un module d’élasticité de : C. Références • 15000 MPa, pour les charges de courte durée d’application, Cf. tableau ci-dessous. • 5000 MPa, pour les charges de longue durée d’application (charges et surcharges permanentes) ; cette valeur de module intégrant les effets du fluage du matériau. 6.2 Joints entre panneaux et jeu des fixations Les variations linéaires extrêmes, due à la conjugaison la plus défavorable des effets thermiques et hygrométriques, à partir du jour de pose, sont prises au moins égales à ± 0,15%. CHANTIER ARCHITECTE TYPE D’ELEMENT REHABILITATION DE FACADES PALAIS DE JUSTICE DE NICE SCPA GILBERT-MARTIN-RICEL NICE PANNEAUX 1000 M² CONSTRUCTION DU CENTRE ADMINISTRATIF DE LA VILLE DE PIRAE J.H TRICARD R. JAVOUHEY PAPEETE BP 2433 – TAHITI – POLYNESIE FRANCAISE COLONNES 122 U CORNICHES 700 ML CAFE DE PARIS TERRASSE BELLEVUE JOSEPH IORI 3, AVENUE DES CASTELLANS PRINCIPAUTE DE MONACO CORNICHES 100 ML GALERIE DU CLARIDGE AVENUE DES CHAMPS-ELYSEES CABINET FRANCK CLAUDE 41, RUE DE L’ECHIQUIER 75010 PARIS CORNICHES CONSOLES RUE EXCELMANS – PARIS 16éme CBT ORY 18, RUE JASMIN 75016 PARIS PANNEAUX BANDEAUX CHU DE SAINT ETIENNE HOPITAL NORD PANNEAUX 750 M² USINE COGENERATION ALSTOM SAINT OUEN CBT JOEL NISSOU 67, RUE REUILLY 75012 PARIS PANNEAUX 1100 M² CENTRE INTERNATIONAL DE CONFERENCE D’HANOÏ VIETNAM CABINET PIERRE & CEDRIC VIGNERONS BOULOGNE BILLANCOURT CLAUSTRAS 800 M² HILBERT RESIDENCE SAINT MARTIN ANTILLES FRANCAISES MICHAEL LA ROCCA & JEAN-PAUL GOERGLER NEW-YORK CORNICHES 500 ML ENCADREMENT 1000 ML CHAINE D’ANGLES 300 ML MARKETING SUITE KING’S ROAD 552 LONDRES PASKIN KYRIAKIDES SANDS 7 CLIFF ROAD STUDIOS LONDON NW1 9AN DECOR COLLEGE ANDRE MAUROY EPINAY SUR ORGE 91 ALEXANDRE LEVANDOWSKY 64/66, RUE JEAN ARGELLES 91260 JUVISY PANNEAUX 770 M² 1/00-757 9 Figures du Dossier Technique 10 1/00-757 1/00-757 11 12 1/00-757 1/00-757 13 14 1/00-757 1/00-757 15 16 1/00-757
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