Université de Montpellier Unité de Formation et de Recherche en Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives Mémoire présenté en vue de l’obtention du Master 2 STAPS Mention : Entrainement et Optimisation de la Performance Sportive (EOPS) Parcours : Sciences et Techniques de l’Entrainement Sportif (STEP) Effets d’un entrainement VBT monitoré par le profil F-V sur la performance en sprint chez les jeunes baseballeurs Présenté par Joan Bonhaure Sous la direction de : Pierre Besson (PhD, BEES 2) Responsable : Guillaume PY (MCF) guillaume.py@umontpellier.fr Année universitaire 2021-2022 Table des matières : 1. Introduction……………………………………………..………….……..3 2. Matériels et méthode……………………………….….….…..…………..9 2.1 Approche expérimentale…..………….………..……..…….…..……9 2.2 Sujets……………………………….……………..…….…….………..9 2.3 Méthode………………………………..…………….………………..10 2.4 Échauffement standardis ……………………….…..……....……..11 2.5 Planification de l’entrainement des groupes………………..……11 2.6 Test du Profil Force Vitesse…………….……………………..……12 2.7 Application My sprint………………………………………….……12 3. Analyse statistique……………………………………..…….…….……13 4. Résultats…………………..….……………………..………..…………14 4. Discussion……………………….…..……………..……………………15 5. Conclusion…………………………..……………..…………..…..……17 6. Applications pratiques………………………………………..…………18 7. Bibliographie……………………………………..………………..……19 8. Annexes…………………………..……….…..……….…………..……21 9. Résumé ………………………..……….....................…………………27 2 sur 28 1. Introduction Le baseball devient sport olympique en 1992 à Barcelone et se définit comme un sport collectif regroupant 4 mouvements phares : lancer, attraper, frapper et sprinter. Une équipe est constituée de 8 joueurs de champ et 1 lanceur en défense cependant en attaque le lanceur est remplacé par un batteur désigné (DH). La phase d’attaque est le passage au bâton des joueurs de champ, l’objectif est d’arriver sur la base soit par une frappe soit par l’enchaînement d’un ou de plusieurs mauvais lancés du défenseur. Lorsque la défense exécute trois retraits, c’est le signal pour que la défense passe en attaque. Ce statut change durant neuf manches voire plus si les deux équipes sont à égalité. En moyenne les joueurs ont besoin de sprinter jusqu’a la première base (figure 1) 450 fois pour une tentative d’environ 550 à 650 fois par an (Coleman et al, 2015). Figure 1 : Schéma de la course en première base Il faut rajouter les voles de base, course rectiligne vers la deuxième, troisième base ou le marbre (quatrième base). En moyenne 26,5 vol de base du dixième au vingtième meilleur joueur en saison régulière du plus haut niveau américain (https://www.mlb.com/stats/stolen-bases/regular-season). La capacité à démarrer rapidement et l’atteinte d’une vitesse élevée sont des déterminants majeurs de la performance en baseball. Ils permettent de gagner la possession de base et d’augmenter la chance de marquer un point. Lorsque la balle est frappée, le meilleur sprinter atteindra une base 3 sur 28 supplémentaire et se positionnera plus proche pour scorer un point et augmenter les probabilités de gagner le match. Par conséquent, la répétition de sprint sur l’année, le gain d’une base supplémentaire sur chaque frappe et le vol d’une base en plus justifient l’intérêt d’améliorer le sprint et l’accélération. Dès lors, préoccupons-nous du sprint et ses déterminants. 1.1 Les déterminants de la performance La performance en sprint peut être découpée en 2 phases : une phase d’accélération divisée en 3 sous-phases, le premier (FC1), le septième (FC7) et le dix-neuvième (FC19) pied d’appui qui correspond respectivement a une accélération importante (5.78 ± 0.72 m/s2), moyenne (2.96 ± 0.64 m/ s2 ) et faible (1.41 ± 0.14 m/s2). L’accélération maximale du centre des masses des athlètes est observée à FC1 et la vitesse maximale est observée à FC19 (9.05 ± 0.66 m/s) ce qui correspond à environ 40 mètres de distance. La deuxième phase équivaut au maintien de cette vitesse maximale, sachant que la distance des bases est de 27,43 mètres nous nous préoccuperons des muscles mis en jeu durant la phase d’accélération. (Pandy et al, 2021) Les muscles les plus sollicités sur la première phase sont le grand fessier et les ischio-jambiers (1,3 ± 0,4 Nm/kg) lors de l’extension de hanche. Le psoas-iliaque (6.68 ± 0.98 Nm/kg) et le droit fémoral (2.78 ± 0.67 Nm/kg) sont les antagonistes les plus activés. Les vastes (latéral, médiale intermédiaire) (2,9 ± 0,2 Nm/kg) est le principal contributeur de l’extension du genou, à noter la faible aide agoniste du droit fémoral. Il est intéressant de noter que le droit fémoral et les ischio-jambiers ont appliqué des moments de force presque égaux et opposés autour du genou à tous les contacts du pied. Le soléaire et les gastrocnémiens se sont combinés pour produire la majeure partie du moment de la flexion plantaire générée au niveau de la cheville, le moment du soléaire étant plus important pendant la majeure partie de la phase d'appui. À la FC19, le soléaire a appliqué un moment maximal lors de la flexion plantaire de 2,7 ± 0,4 Nm/kg contre 1,5 ± 0,4 Nm/kg pour les gastrocnémiens. La force propulsive des 4 sur 28 gastrocnémiens était maximale au niveau de la FC1 (0,58 ± 0,08 BW) et a diminué régulièrement pour atteindre 0,47 ± 0,10 BW à FC19 (Annexe 1). Les vastes, le droit fémoral et le psoas-iliaque ont induit des forces de freinage pendant la phase d'appui, quel que soit le contact avec le pied. La force de freinage maximale appliquée par les vastes augmente avec la vitesse de course et atteint 0,58 ± 0,11 BW à la FC19. Les vastes ont agi en synergie avec le soléaire et les gastrocnémiens pour générer une force de soutien tout au long de la foulée. Les fessiers, les ischio-jambiers et les muscles de la flexion plantaire ont montré qu'ils étaient capables de générer une action propulsive et d'augmenter l'élan du corps vers l'avant à tous les contacts du sol avec le pied. Les gastrocnémiens, le soléaire et les ischiojambiers ont contribué respectivement à 37%, 23% et 15% de l’action propulsive totale générée par l'ensemble des muscles sur l'ensemble des 19 appuis, tandis que les contributions du moyen fessier et du grand fessier n’étaient respectivement que de 7 % et 2 % (Pandy et al, 2021). Nous remarquons une corrélation significative entre la force (F0) et la performance en sprint mais aussi entre la vitesse maximale de la gestuelle (Vmax) et la performance sur 20, 40 et 60 mètres. La combinaison de ces 2 qualités physiques nous donne la puissance (Puissance maximale = F0*Vmax). La performance en sprint est directement liée à la puissance horizontal produite sur l’ensemble de la distance visée (P Samozino, 2021). Notre objectif sera d’augmenter la puissance maximale sur 30m (Pmax) de chaque athlète au service du sprint. (J-B. Morin, 2004). De plus, la Pmax que l’athlète est capable de produire est liée à la force maximale horizontale (HZT F0) et à la Vmax. Grâce à l’évolution des outils technologiques, toutes les méthodes et matériels qui nous permettent d’évaluer la Pmax peuvent être comparés. Par exemple, l’alignement de plateformes de force sous une piste d’athlétisme est efficace pour observer les qualités déterminantes en sprint mais est très onéreux (Matt R. Cross, 2017). Par ailleurs, il existe une autre méthode validée par la communauté scientifique qui utilise des mesures temps/distances sur plusieurs intervalles 5 sur 28 lors d’un seul sprint (P. Samozino, 2016). La présente méthode proposée ne nécessite que des données anthropométriques individuelles de base (masse corporelle et stature) et environ 5 mesures de temps intermédiaires ou de vitesse instantanée obtenues au cours d'une seule accélération de sprint jusqu'à la vitesse maximale. Les données anthropométriques et les temps intermédiaires ou la vitesse instantanée peuvent ensuite être utilisés comme entrées dans le traitement de base des données pour déterminer les différentes variables tel que vitesse maximale, force maximale horizontal, ratio de force maximal. 1.2 Le profil Force- Vitesse Auparavant l’évaluation d’un sprint chez un athlète se faisait grâce au temps couru sur une distance déterminée. Dans la préparation physique moderne, l’individuation est un des objectifs majeurs. Elle est nécessaire pour optimiser les gains de l’entrainement chez chaque athlète. Il existe un équilibre idéal entre la F0 et la Vmax pour chaque athlète, qui permet de maximiser la valeur de Pmax. En réalité la proportion de HZT F0 et de Vmax peut être totalement différente en fonction des individus (M. Cross et all. 2016). En effet, lors d’un sprint sur une longueur donnée, deux athlètes peuvent réaliser le même temps sans solliciter de la même manière leur F0 et leur Vmax. Grâce à la technique de Pierre Samozino et ses collaborateurs illustrée précédemment, les scientifiques ont déterminé deux types de profils : les athlètes déficients en force (PoV) et ceux déficients en vitesse (PoF). Les PoF vont produire une force horizontale plus importante dans le contexte spécifique du sprint que celle des athlètes déficients en force pour une même performance. Ceci est dû à leur ratio de force (RF) plus élevé, c’est-à-dire à l’efficacité de l’application de la force au sol. Cependant l’athlète déficient en force va avoir une plus grande capacité à maintenir la force horizontale qu’il produit durant l’accélération. Alors, nous devons distinguer deux profils possibles pour une même performance. Il sera nécessaire d’utiliser des intensités différentes pour les deux athlètes afin de développer efficacement leur Pmax. L’objectif de l’entrainement est de se 6 sur 28 rapprocher le plus proche du profil force - vitesse (P F-V) optimale. Le profil optimal varie en fonction de la puissance horizontale maximale (PH max) et la distance du sprint, plus la distance du sprint est courte plus P F-V optimal est orienté vers le profil de force c'est-à-dire vers la capacité de production de force horizontale maximale (Annexe 2). Si on se réfère à la distance entre deux bases (27,43m) et la mécanique du geste qui se rapproche du sprinter, nous devons orienter notre travail vers le profil vitesse (P. Samosino, 2021). D’après le travail de Pierre Samosino en décembre 2021, le P F-V correspondrait à un rapport F0/V0 compris entre 0,6 et 0,7 (Annexe 3). L’intérêt de l’entrainement du profil déficient en vitesse sera de développer la HZT F0 pour maximiser le RF. Pour le second profil, il s’agira d’augmenter la Vmax pour minimiser la diminution du ratio de force horizontale due à l’augmentation de la vitesse (DRF). (Morin, J-B. 2016) Grâce à la littérature nous savons que les exercices spécifiques au développement du sprint, c’est-à-dire proches de la technique et de la gestuelle de course, améliorent le sprint de manière plus importante que les exercices non spécifiques, tels que les exercices pliométriques et/ou de force. Cependant la combinaison des deux types d’exercices est le meilleur moyen d’améliorer le sprint (Mickael C Rumpf, 2016). Mon collaborateur, Aurélien Rousset s’occupera de monitorer le travail spécifique au sprint et mon travail s’attardera sur le travail non spécifique en salle de musculation pour optimiser l’augmentation de la performance en sprint. 1.3 Détermination de la charge optimale Selon les différents travaux non spécifiques, le travail en puissance est néanmoins le plus efficace pour augmenter le sprint entre 0 et 30m. (Mickael C Rumpf, 2016). L’entrainement basé sur la vitesse (VBT : vélocité base training) a favorisé une meilleure vitesse moyenne (MV) et puissance moyenne (MP) (> 99.5%; most likely.) en séance par rapport au travail en pourcentage (PBT), tandis que le temps sous tension (TUT), et le stress perçu (> 75%) étaient plus 7 sur 28 faibles (Orange, 2021 ; H Banyard et al 2020). Les athlètes travailleront à Pmax (puissance maximale) sur les différents mouvements pour favoriser le rapport F0/V0. La charge optimale est la charge à laquelle le produit de la vitesse et de la charge atteint la valeur la plus importante. Elle sera déterminé à l’aide d’une centrale inertielle (Vmax Pro), voir dans le protocole. 1.4 Sélection des exercices non spécifiques Comme vu précédemment (annexe 1), les muscles les plus activés lors du sprint sont respectivement les muscles de la flexion plantaire, les ischio-jambiers, les vastes et les fessiers pour finir. En absence de revue de littérature sur les mouvements de musculation au service du sprint, nous allons combiner 4 exercices qui regroupent les tensions et muscles mises en jeu durant ce mouvement. Les fentes arrière avec extension de cheville sont des mouvements unilatéraux qui regroupent la triple extension (cheville, genou, hanche). Ensuite le nordic hamstring car Pascal Edouard et al en 2021 a prouvé qu’une force horizontale plus faible était significativement associée à une plus grande chance de nouvelle blessure aux ischio-jambiers (HR = 2,67 (IC 95 % : 1,51 à 4,73), p < 0,001). Le troisième exercice sélectionné est du quart de squat avec montée sur pointe de pieds pour renforcer les gastrocnémiens et le solaire, les muscles les plus important dans la propulsion du centre de gravité de l’athlète. Le dernier exercice choisi est l’hip trust pour renforcer les fessiers et la chaine postérieure, le vecteur force du mouvement est dans le même plan que celui du sprint. Il diminuerait les temps de sprint sur 10 m (d = 0,55) et de 20 m (d = 1,14), (Bret Contreras, 2016). I. Loturco et ses collaborateurs en 2018 montre que l’entrainement en hip trust montre une parfaite corrélation (R2 >0,9) sur les distances de 20m et 40m et (R2 = 0,86) sur 10m. La vitesse étant l'un des "cinq outils" utilisés pour évaluer le talent dans le baseball professionnel ainsi que la rareté des études sur l’exercice non spécifiques pour accroître la performance en sprint, nous amène a nous poser les questions suivantes : 8 sur 28 Est ce qu’un entrainement basé sur la vitesse cible à laquelle l’athlète développe sa puissance maximale en musculation a t’il un effet sur la puissance maximale spécifique au sprint sur 30m en baseball ? L’entrainement a t’il plus d’effet sur un public jeune ou post pubère ? Nous supposons que la Pmax lors du sprint va augmenter et par conséquence le temps sur 30 mètres diminué grâce au renforcement musculaire mais aussi au travail spécifique. L’effet de l’entrainement sur les athlètes post pubère impactera d’avantage le système musculaire que chez les néo-athlètes. 2. Matériel et méthodes 2.1 Approche expérimentale Les athlètes du pôle espoir baseball de Montpellier ont participé à l’étude pour potentiellement améliorer leur sprint autour des bases . Sachant que tous les joueurs de champs ont besoin de sprinter lors d’un match, 25 athlètes disponibles à participer à l’étude le jour du pré test. Depuis le début de l’année voir plus d’un an, les athlètes ont déjà été familiarisés avec les exercices non spécifiques d’entrainement. Les tests ont été faits la même journée à la même heure avec un échauffement standardisé. Cependant les entrainements en salle de musculation ont différé de 1 à 2 par semaine chez les athlètes selon l'âge biologique et les créneaux disponibles. Certains ont fait 5 séances en 5 semaines et d’autres 10 séances sur la même période impartie. 2.2 Sujets Nous avons 25 joueurs du pôle évoluant au niveau 15U ou Séniors D2 (deuxième meilleur niveau français). L’âge des joueurs variant de 12 à 17 ans (14,6 ± 1,15 ans) en 2 groupes : - Profil orienté force (PoF) : 6 sujets (taille : 1,68 ± 0,11 m ; poids : 55,3 ± 9,09 kg ; âge : 14,2 ± 1,47 ans) - Profil orienté vitesse (PoV) : 19 sujets (taille : 1,77 ± 0,07 cm ; poids : 63,5 ± 8,6 kg ; âge : 14,8 ± 1,0 ans) 9 sur 28 Nous allons comparer les 2 groupes suivant dans la suite de notre article : - Les plus jeunes : 12 sujets (âge : 13,8 ± 1 ans ; taille : 170,3 ± 10,4 cm ; poids : 56,7 ± 9,5 ) - Les plus vieux : 13 sujets (âge : 15,4 ± 0,7 ans ; taille : 179,4 ± 3,2 cm ; poids : 66,1 ± 6,4 ) 2.3 Méthode Les athlètes ont commencé le protocole juste avant leur saison, ils s’entrainent 5 fois par semaine sur le terrain et parmi eux 8 s’entrainaient 3 fois par semaine en musculation, 11 s’entrainaient 2 fois par semaine, 6 s’entrainaient 1 fois par semaine. Dans le groupe PoF 4 s’entrainaient 1 fois par semaine et 1 seul l’exerçais 2 fois et 3 fois par semaine. Dans le groupe PoV 7 s’entrainaient 3 fois, 10 s’entrainaient 2 fois et 2 s’entrainaient 1 fois. Les entrainements en musculation se déroulaient toujours à la fin de leur journée scolaire avant l’entrainement spécifique. Le protocole a durée 5 semaines avec un pré test en début de la première semaine (S1) et un post test au début de la semaine 6 (S6). Durant S’ (Figure 2) les athlètes étaient en apprentissage sur le début de l’année puis nous avons fait les profils sur les 3 mouvements (1/4 squat, fentes, hi-trust,…) pour déterminer la charge à laquelle l’athlète développe Pmax. Figure 2 : Déroulement des semaine du protocole 10 sur 28 2.4 Echauffement standardisé L’échauffement d’avant test consistait à 1 pole à pole (figure 3) à allure progressive, une routine de mobilité un suicide avec des plots placés à 5, 10 et 15m puis 3 accélérations progressives de 30 mètres. Juste avant de passer au test, une pause de quelques minutes était imposée pour s’hydrater. Durant les séances en musculation, une routine de mobilité était exécutée avant la séance. La routine était constituée d’étirements passifs courts ainsi que dynamiques sur le tronc et les membres inférieurs, mais aussi de fentes avant avec rotation de buste et de fentes arrières. Figure 3 : Schéma du pole à pole 2.5 Planification des entrainements Si le nombre d’athlète durant la séance était faible (5 et moins), ils devaient commencé par le quart de squat avec montée pointe puis les fentes avec montée sur pointe ensuite les hip trusts et pour finir le nordic hamstring. Si le nombre d’athlètes dépassés 5, ils tournaient sur le quart de squat, les fentes et l’hip trust mais devaient obligatoirement finir par le nordic hamstring. A chaque séance il devait alterner entre les trois premiers exercices. Une montée en gamme standardisé était prévue avant de commencer le premier exercice : 12 répétitions à vide, 10 à 30%, 5 à 50% d’une RM (répétition maximale) avec 1 minutes 30 de récupération passive entre les séries. Pour le deuxième et troisième exercices ils devaient faire 12 répétitions à vide puis prendre 1 minutes 30 de récupération passive avant de commencer. Ils fallaient faire 3 séries sur chaque exercices avec 2 minutes de récupération entre ces dernières. Le nombre de répétition était 11 sur 28 différent sur chaque série, l’athlète devait reposer la barre lorsque la répétition atteignait une baisse de 10% de vitesse pour éviter d’incorporer trop de fatigue (J.Weakley, 2021 voir annexe 4). Pour déterminer la vitesse cible c’est à dire à quelle vitesse il développe sa puissance maximale, nous avons fait une montée en gamme sur les trois mouvements et lorsqu’il ne battait plus son record de puissance maximale nous prenons la vitesse cible de la répétitions maximale de la série précédente. 2.6 Test du Profil Force-Vitesse Lors des pré et post tests, le départ était fixé de profil face à la caméra et statique pour diminuer les différences interindividuelles, de plus la position est celle adapté par un coureur sur base. Le démarrage était libre lorsque la main du caméraman était baissée. Les données nécessaires au fichier Excel sont les temps de passage, la taille, le poids, la température et la pression atmosphérique sur le terrain. Lorsque que toutes ces données sont rentrées, sont retenus la HZT F0, la Vmax, Pmax et le temps sur 30m. Tous les sujets ont réalisé le test 1 fois lors des semaines 1 et 6. 2.7 L’application My sprint Nous allons utiliser l’application My sprint qui se trouve uniquement sur IOS. Les précautions à prendre en compte pour ce test étaient de filmer au ralenti avec le plus d’images par seconde possible, l’objectif tant d’être le plus précis possible lors du pointage de notre athlète sur la vidéo. Actuellement la plus haute fréquence possible qui puisse être utilisée sur iPhone ou iPad est de 240 fps. Il est préférable que la couleur des piquets soit différente de la couleur du fond et des habits de l’athléte pour un pointage de précision. Les 8 piquets étaient placés à 3,00m ; 5,00m ; 7,00m ; 11,00m ; 15,00m ; 19,00m ; 23,00m ; 27,00m et 2,00 mètres plus proche de la caméra. 8 mètres après les plots, nous retrouvons la caméra perpendiculaire à la piste passant par le plot des 15 mètres. Le protocole original est constitué de 6 piquets. Cependant, L. Stenroth et al (2020) ont développé la méthode du décalage temporel. L’objectif est de rajouter 2 piquets sur les 10 premiers mètres 2,5 et 7,5 mètres pour augmenter la 12 sur 28 précision sur la phase d’accélération et avoir des diminutions d'environ 50 % de l'erreur standard de mesure. Cette méthode montre des améliorations de la fiabilité des valeurs du profilage force-vitesse entre un seul athlète et entre plusieurs analystes (r > 0,83 pour toutes les variables). Figure 3 : Schéma de l’installation du protocole My sprint 3. Analyse Statistique Toutes les valeurs seront présentées par la moyenne du groupe ± l’écart type du groupe. Grâce à l’utilisation du test de Shapiro-Wilk, on peut voir que les « p » de ce test sont supérieurs à 0,05 (annexe 5) sauf pour les valeurs de Pmax du groupe qui effectue 3 entrainements par semaine. Les échantillons en général présentent une normalité. De plus d’après les Q-Q plots je juge la normalité satisfaisante (annexe 6) . La variable dépendante est métrique car en secondes, donc nous allons faire un test paramétrique à l’aide de Jamovi. Une anova à mesure répétée sera utilisé lorsque les échantillons suivront une loi normale dans le cas contraire nous feront une One Way Anova des différences. La taille effet de l’anova à mesures répétées que nous avons choisi est éta au carré partiel (η2p) car d’après Lakens.D en 2013, les effets sont interprétés comme petits quand η2p<0,06, moyens quand 0,06<η2p<0,14 et grands quand η2p>0,14. Nous allons utiliser G power pour calculer la puissance de notre effectif selon ce qui est fait dans la littérature. 13 sur 28 4. Résultats : De manière générale, le risque que les différences entre avant et après entrainement soient liées au hasard est supérieure à 5%. On obtient pas de différence significative entre les temps pré et post test. En moyenne nous obtenons une amélioration de 0,0005 ± 0,004 secondes entre les 2 tests en secondes. Cependant on observe une différence significative de la puissance maximale en 5 semaines, p<0,001 c’est dire que la probabilité que la différence soit liée au hasard est inférieure à 0,1%. On constate une amélioration moyenne de 0,16 ± 0,15 W.kg-1 avec une grande taille d’effet d’après Lakens. D en 2013 car η2p2> 0,14 de la puissance maximale du à une amélioration de la force maximale horizontal (p<0,001) 0,077 ± 0,07 N.kg-1. Lorsqu’on compare nos groupes (jeunes vs vieux) on observe aucune différence significative que ce soit aussi bien au niveau de la performance en temps sur 30m (p=0,856) que la puissance maximale (p=0,630). C’est pourquoi nous avons cherché si il existait une différence des valeurs pré test entre les jeunes et les vieux grâce à un indépendent samples t-test. Même conclusion il n’existe pas de différence significative des valeurs de Pmax (p=0,648) et des temps (p=0,251) sur 30m à la base entre les groupes. Pour notre troisième comparaison, nous voulons observer si une différence existe entre les nombres d’entrainements. Les échantillons pré et post test de temps sur 30 mètres suivent une loi normale contrairement aux échantillons pré et post de Pmax relative. Nous pourrons faire une anova à mesures répétées pour les temps (p=0,222) et le test non paramétrique de Kruskal-Wallis pour la pmax (p= 0,155). N. Harris et al. (2008) proposent d’améliorer le sprint sur 30 mètres avec un entrainement sur 7 semaines de squat jump avec des charges lourdes et plus contrastées sur des rugbymans (âge : 21,8 ± 4,0 ans) jouant en lite. Cet article se rapproche de mon protocole que ce soit tant sur le public que sur l’entrainement. Ils obtiennent une taille d’effet de 0,74 pour le groupe lourd et 0,63 pour le groupe Pmax. Pour une taille d’effet de 0,63, l’application G power conseille d’avoir au moins 64 sujets pour observer des effets significatifs. Notre échantillon est constitué de 25 sujets, donc les résultats 14 sur 28 obtenus ne peuvent pas être pris en compte. Nous pouvons dire que l’entrainement n’a pas un effet immédiat et important sur la performance en sprint. Cependant, une faible amélioration significative de la puissance maximale peut nous conforter dans l’hyper-individualisation de l’entrainement à Pmax. On observe aucune différence de performance entre nos groupes que ce soit en fonction de l’âge ou des entrainements : cela est peut-être du à l’homogénéité des groupes au départ. Les vieux baseballeurs étaient plus performants que les jeunes au départ seulement de 10 centièmes en moyenne. Et ceux qui s’entraineient le plus n’était pas plus performant que ceux qui s’entraineient qu’une fois par semaine. L’entrainement doit être fait avec plus d’individus pour objectiver son efficacité. Les groupes ne sont pas ou peu différents ce qui pourrait expliquer le résultat non significatif des comparaisons entre les groupes en post test. 5. Discussions : L’objectif de cette étude était de voir si les exercices en VBT amélioraient la performance en sprint sur 30m. D’après nos résultats, l’entrainement n’a pas d’effet significatif sur la performance en sprint. Cependant la méta-analyse de Michael C. Rumpf et al. (2016), expose qu’une combinaison de travaux spécifique c’est-à-dire proches de la technique et de la gestuelle de course (travail d’Aurélien) et non spécifique spécifiques au développement du sprint, peut potentiellement améliorer le sprint de manière plus importante qu’un travail seulement spécifique ou non spécifique. L’emplacement des 8 repères (piquets colorés) et de la caméra ci-dessus est primordial dans le protocole du test afin d’obtenir des données valides. Il est possible que les piquets ne soient pas placés exactement au même endroit sur les 2 batteries de test, ce qui pourrait influencer les résultats obtenus. Le protocole présenté ci-dessus s’est déroulé durant la pré saison. Ainsi, les joueurs sujets de notre expérience ont été confrontés à une grosse charge d’entrainement (5 entrainements spécifique au baseball, des entrainements en musculation plus les matchs de préparation le week end). Les athlètes ont vécu 3 protocoles dans la même période. Sans groupe contrôle dépourvu d’entrainement (exceptés ceux imposés par l’étude), les résultats ne permettent pas de 15 sur 28 savoir exactement quel travail correspondent à quelles améliorations obtenues. Elles peuvent être la conséquence d’autres séances ou matchs sur lesquels nous ne sommes pas intervenus. De plus, la fatigue générée par cette charge d’entrainement a aussi pu influencer le comportement de nos sujets tout au long de l’étude. Cette étude ne permet pas de vérifier le parfait respect du protocole pour chacun des éléments du groupe. Il en va de même pour la vitesse gestuelle exécuter. Même si les sportifs affirment aller à Vmax, rien ne nous permet de confirmer leurs dires. La durée du protocole semble trop courte pour observer une adaptations du système musculotendineux chez les athlètes entre les deux tests. Si une prochaine expérience est faites nous prendrons au minimum 8 semaines de protocole. Le nombre d’entrainement parait être une limite dans le protocole, il diffère, selon les athlètes mais de plus le nombre parait trop faible, Une seule séance par semaine ne permet pas d’observer une adaptation significative. Le nombre d’entrainement par semaine devrait passer à 3 par semaines pour potentiellement observer un résultat. L’entrainement en musculation selon l’âge biologique est l’un des facteurs limitants dans cette étude, L’entraînement n’a pas le même effet chez les jeunes athlètes (pré-puberté), ceux qui sont en pleine évolution (Pic-puberté) et les jeunes adolescent (post puberté). Un entrainement plus orienté sur l’activation des moto-neurones pour les pré-pubert et orienté sur l’hypertrophie pour les post pubert est une piste a élaborer pour éventuellement obtenir la meilleure augmentation des performances sur 30 mètres (Au Canada le sport c’est pour la vie, 2016). Les sujets étaient confrontés à deux jours de test (un pré-test en S1 et un post-test en S6). Les résultats étant observés seulement sur ces deux jours, nous ne pouvons être sûrs qu’ils révèlent exactement les capacités des joueurs. En effet, l’état de forme, ainsi que la motivation jouent sur les performances. Ainsi, certains ont pu réaliser de très bonnes performances lors du pré-test et être fatigués lors du post-test, ou inversement. Au vue de la charge d’entrainement le post test a été fait trop tôt et n’a pas laissé la surcompensation s’exprimer, dans une prochaine expérience nous ferons des post test à J+4 et J+6 et J+14 pour observer l’évolution post protocole. De plus, les joueurs motivaient énormément leurs camarades en début de test. 16 sur 28 Les primings ainsi que les feedbacks positifs ont souvent été bénéfiques sur la performance. Cependant, plus les hockeyeurs passent, moins les discours motivants subsistent. Il s’agit de l’effet d’ordre, biais pour lequel les premiers passages sont souvent mieux perçus que les derniers. Par conséquence, tous les sujets n’ont pas été confrontés au même environnement. Les résultats auraient pu être différents si les premiers étaient passés dans une ambiance plus calme et les derniers dans un climat plus encourageant. Les données affichées par la centrale inertielle n’était pas fiable, la variabilité des données était trop importante surtout pour calculer 10% de baisse de vitesse, de temps à autre elle ne captait pas les répétitions. De plus la quantité de machine ne nous permettait pas de mettre les joueurs en autonomie et de rythme dans la séance surtout quand il y avait un dysfonctionnement. Investir dans des machines plus cher et plus fiable peut être une solution. 6. Conclusion Un travail non spécifique en résistance individualisé n’améliore pas le sprints sur 30m. Cependant l’une des deux hypothèses de départ est validée par nos résultats. Un entrainement en musculation à une vitemesse cible améliore la puissance maximale spécifique au sprint. En effet, nous ne pouvons pas conjecturer le mouvement le plus efficace au service du sprint en musculation néanmoins l’intensité du travail parait optimale à l’amélioration du sprint. L’entrainement basé sur la vitesse a permis une optimisation de la charge journalière en fonction de l’état de forme du joueur. L’entrainement en résistance individualisé peut être un outil à ajouter aux entrainements spécifiques pour optimiser la performance en sprint. Il serait judicieux de mener cette étude avec des conditions optimales pour une observer des résultats utilisables sur le terrain et valider nos premières observations. Toutefois d’autres protocoles peuvent être mis en place pour améliorer le sprint. La comparaison entre deux protocoles, tel qu’un entrainement basé sur le gainage contre un entrainement à Pmax peut être la suite de notre travail sur la recherche d’exercices optimaux pour améliorer 17 sur 28 le sprint en ligne droite. Il semblerait tout aussi intéressant de comparer une intensité fixée à Pmax avec un entrainement à intensité variable sur des exercices identiques. 7. Application pratique - Un entrainement en musculation centré sur le développement de la puissance maximale des membres inférieures améliore la puissance maximale spécifique au sprint. - Un entrainement à Pmax à plus tendance a améliorer la force maximale horizontal que la Vmax horizontale. 18 sur 28 8. Blibliographie Baena-Raya, A. et al. (2021) ‘Delineating the potential of the vertical and horizontal force-velocity profile for optimizing sport performance: A systematic review’, Journal of Sports Sciences, pp. 1–14. doi:10.1080/02640414.2021.1993641. Banyard, H.G. et al. (2020) ‘Superior Changes in Jump, Sprint, and Change-of-Direction Performance but Not Maximal Strength Following 6 Weeks of Velocity-Based Training Compared With 1-Repetition-Maximum Percentage-Based Training’, International Journal of Sports Physiology and Performance, 16(2), pp. 232–242. doi:10.1123/ijspp.2019-0999. Coleman, A.E. and Amonette, W.E. 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Les extensions de ces articulations sont représentées dans le positif Annexe 2 : L’orientation du pro l force vitesse optimal selon la distance du sprint fi 21 sur 28 Annexe 3 : Le pro l force vitesse des athlètes selon la distance du sprint et de la discipline Annexe 4 : Baisse de vitesse optimale selon le type d’entrainement fi 22 sur 28 Annexe 5 : Test de normalité Shapiro-Wilk en fonction des groupes âge Annexe 6 : courbe des Q-Q plots 23 sur 28 Annexe 7 : Test de normalité Shapiro-Wilk en fonction des entrainements / semaine Annexe 8 : Anova à mesures répétées du temps sur 30m en fonction des groupes âges 24 sur 28 Annexe 9 : Anova à mesures répétées de la Pmax en fonction des groupes âges Annexe 10 : Anova à mesures répétées du temps sur 30m en fonction des groupes entrainement/sem Annexe 11 : One-way Anova test des différence pré et post de la puissance maximale en fonction des groupes entrainement/sem 25 sur 28 Annexe 12 : Attestation et court rapport de stage du tuteur de stage 26 sur 28 10. Résumé Le baseball est un sport collectif constitué de 4 actions motrices majeures, frapper, lancer, rattraper et courir. En moyenne un joueur fait 477 sprints dans une saison sans compter les phases qualificatives pour gagner le titre. C’est pourquoi il est important d’améliorer le sprint chez chaque joueur. Grâce aux recherches scientifiques il est possible de déterminer 2 types de profil sur un sprint, les profils orientés force et ceux orientés vitesse. Les profils ont été déterminés à l’aide de l’application My sprint. De plus la littérature indique une légère augmentation de la performance en sprint avec un travail en résistance. Le choix s’est tourné sur des mouvements que l’on retrouve en musculation, les fentes arrières avec montée sur pointes, l’hip trust, le quart de squat avec montée sur pointes et le nordic hamstring pour des raisons musculaires et de développement de la puissance maximale des membres inférieurs. L’objectif de cette étude est de diminuer le temps d’un sprint de 30m grâce à un entrainement non spécifique de 5 semaines chez des jeunes baseballeurs. Pour cela 25 sujets (taille : 175,0 8,74 cm ; poids : 61,60 9,22 kg ; âge : 14,6 1,15 ans) ont répondu présent et ont été divisés en 2 groupes puis 3. L’entrainement de chaque groupe était composé de 1 ou 2 séances par semaine et devait exécuter 3 séries de chaque exercice à une vitesse cible à laquelle ils développaient la puissance maximale (Pmax). Les répétitions variées selon l’état de forme de l’athlète, lorsque la dernière répétition atteignait une baisse de 10% de vitesse de la meilleure des répétitions l’athlète reposait la barre et prenait 2 minutes de récupération. Les performances de tous les athlètes n’ont pas augmenté significativement sur le sprint de 30 m. De plus nous avons observé une amélioration significative (p<0,001) de la puissance maximale avec un grand effet (η2p=0,462) sur l’effectif. Néanmoins nous n’avons pas pu déterminer quel groupe a le plus progressé. La taille d’effet retrouvée dans la littérature pour ce genre de protocole nous indique un échantillon faible pour interpréter les résultats. Mots-clés : sprint, musculation, profil force-vitesse, baseball, VBT, puissance maximale, Vmaxpro 27 sur 28 10. Abstract Baseball is a team sport consisting of 4 major motor actions, hitting, throwing, catching and running. On average, a player sprints 477 times in a season, not counting the qualifying phases to win the title. This is why it is important to improve the sprinting in each player. Thanks to scientific research it is possible to determine 2 types of profiles on a sprint, the strength-oriented and the speed-oriented ones. The profiles were determined with the help of the My Sprint application. Furthermore, the literature indicates a slight increase in sprint performance with resistance training. The choice was made to use movements found in weight training, the back lunges with spike raises, the hip trust, the quarter squat with spike raises and the nordic hamstring for muscular reasons and to develop the maximum power of the lower limbs. The objective of this study is to decrease the time of a 30m sprint thanks to a non-specific training of 5 weeks in young baseball players. For this purpose, 25 subjects (height: 175.0 ± 8.74 cm; weight: 61.60 ± 9.22 kg; age: 14.6 ± 1.15 years) responded and were divided into 2 groups then 3. Each group's training consisted of 1 or 2 sessions per week and had to perform 3 sets of each exercise at a target speed at which they developed maximal power (Pmax). The repetitions varied according to the athlete's state of fitness, when the last repetition reached a 10% decrease in speed of the best repetition the athlete rested the bar and took 2 minutes of recovery. The performance of all athletes did not increase significantly in the 30 m sprint. In addition we observed a significant (p<0.001) improvement in maximal power with a large effect (η2p=0.462) on the headcount. Nevertheless we could not determine which group improved the most. The effect size found in the literature for this kind of protocol indicates a small sample size to interpret the results. Key words: sprinting, strength training, strength-velocity profile, baseball, VBT, maximal power, Vmaxpro 28 sur 28
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