Network Functions Virtualisation - Résumé Nkwaba Mushimbi Jonathan Universite de Lubumbashi Ecole Superieure des Ingenieurs Industriels Lubumbashi, RDC jnkwaba@gmail.com Lumbwe Kitenge Caleb Universite de Lubumbashi Ecole Superieure des Ingenieurs Industriels Lubumbashi, RDC lovelumbwe@gmail.com Abstract--Cet article est un résumé de quelques articles publiés sur le Network Function Virtualisation (NFV). Le NFV est un paradigme qui vient réduire le cout de fabrication des équipement réseau en virtualisant leurs fonctions, les rendant ainsi utilisable n’importe où sans avoir besoin d’utiliser un équipement particulier pour chaque fonction réseau (Routage, Commutation, etc.). Ngoy Kijamanga Abel Universite de Lubumbashi Ecole Superieure des Ingenieurs Industriels Lubumbashi, RDC email address III. ARCHITECTURE DU NFV A. Composants de l'architecture NFV L’ETSI (European Telecommunications Standards Institute) a proposé une architecture composée de 4 parties[5] comme le montre la figure 1. index terms: NFV, network functions I. INTRODUCTION Aujourd’hui, les réseaux sont remplis d'équipements réseau différents les uns des autres effectuant chacun une fonction précise. La conception et la maintenance de ces différents équipements donne naissance à des cout très élevés et une difficulté de gestion. Le NFV (Network Functions Virtualisation) est une alternative qui change complètement la donne en faisant une séparation entre l'équipement physique et la fonction qu'il est sensé réaliser. Dans ce travail, nous passons en revue la raison de l’existence du NFV, son architecture, ses avantages par rapport à la méthode classique, sa mise en relation avec le SDN. II. POURQUOI LE NFV L'expansion des réseaux implique une augmentation drastique du nombre d'équipements réseaux utilises ou boitiers intermédiaires (Middleboxes). D'un certain point de vue, les Middleboxes offrent des fonctionnalités importantes pour le réseau, mais d'un autre cote ils constituent une partie importante des dépenses d'exploitation (OPEX) et des dépenses d'investissement (CAPEX) pour les opérateurs réseau[1]. En effet les équipements réseau traditionnels sont des équipements physiques conçus pour réaliser une fonction réseau spécifique. Cet état des choses pose un problème d'ossification du réseau qui rend quasiment impossible l'extension et la mise à jour du réseau[2]. Le NFV a été proposé comme une nouvelle technologie pour configurer, déployer et maintenir les services réseau avec un faible cout, en effectuant une séparation entre l'équipement physique et la fonction qu'il est sensé réaliser[3]. Dans le NFV les différents équipements traditionnels (Routeur, Switch, firewall, NAT, etc.) peuvent être virtualisés et tourner sur une même infrastructure[4], et ainsi, les différentes fonctions virtualisées VNF (Virtualized Network Functions) peuvent être copiées si besoin et être utilisées ailleurs ou peuvent être migrées dans un autre lieu sans devoir acheter et installer un nouvel équipement réseau. Figure 1. Architecture du NFV selon l'ETSI 1) Virtualized Network Functions (VNF) Les fonctions réseau virtualisées (VNF) sont des entités logicielles qui remplacent les dispositifs réseau matériels traditionnels (comme les routeurs, les pares-feux, les équilibreurs de charge, les passerelles de sécurité, etc.). Chaque fonction réseau (ex. : un pare-feu virtuel ou un VPN virtuel) est exécutée sur des ressources logicielles et des serveurs génériques[6]. Actuellement, les VNF peuvent être implémentées dans deux types d'environnements. Le premier est l'environnement VM, proposé par des technologies de virtualisation telles que VMware, KVM, XEN, Hyper-V, etc. Le second est l'environnement conteneur, proposé par exemple par Docker. Une VM offre un environnement dupliqué isolé d'un ordinateur réel pour l'exécution des VNF, tandis qu'un conteneur ne comprend que les éléments nécessaires à leur exécution[7]. a) • • XXX-X-XXXX-XXXX-X/XX/$XX.00 ©20XX IEEE Exemples de VNF : VNF de routage : Exécute des fonctions de routage sur un serveur virtualisé. VNF de pare-feu : Fournit des services de filtrage de paquets de manière logicielle. • VNF d’équilibrage de charge : Gère la distribution de trafic réseau sur plusieurs serveurs. 2) NFV Infrastructure (NFVI) L’Infrastructure NFV (NFVI) est l’ensemble des ressources matérielles et logicielles nécessaires pour exécuter les VNFs. Cela comprend le matériel sous-jacent, les hyperviseurs, et les réseaux de virtualisation[6]. a) • • • Composants de NFVI : Ressources matérielles : Serveurs, équipements de stockage, réseaux physiques (tels que les switches et les routeurs). Plateformes de virtualisation : Les hyperviseurs qui permettent l’exécution de machines virtuelles (VM) sur les serveurs physiques (par exemple, VMware, KVM, Xen). Réseaux virtualisés : Réseaux SDN (Software Defined Networking) qui fournissent un contrôle logiciel du réseau et facilitent la communication entre les VNFs[8]. 3) Orchestration et gestion des VNFs (MANO) Le MANO (Management and Orchestration) est une couche logicielle essentielle qui assure la gestion, l’orchestration et le déploiement des VNFs au sein de l’infrastructure NFV. a) • • • Composants du MANO : NFV Orchestrator (NFVO) : Orchestrateur qui coordonne le déploiement, l’allocation des ressources et la gestion du cycle de vie des VNFs à travers toute l’infrastructure NFV. VNF Manager (VNFM) : Responsable de la gestion spécifique des VNFs, y compris l’activation, la configuration, la surveillance et la mise à jour des VNFs. Element Management System (EMS) : Système de gestion qui supervise et contrôle des aspects spécifiques de certains VNFs, comme la configuration et les diagnostics[1]. qui sont utilisés pour héberger des machines virtuelles ou des containers dans lesquels les VNFs s’exécutent. a) Serveurs physiques : Des serveurs de grande capacité qui offrent des ressources de calcul et de stockage aux VNFs. b) Hyperviseurs : Les hyperviseurs (comme KVM, VMware ou Xen) sont utilisés pour partitionner les serveurs physiques en machines virtuelles, permettant à chaque VNF de s’exécuter dans son propre environnement isolé[8]. Figure 2. Hyperviseur qui permet la subdivision d'un serveur en plusieurs machines virtuelles 2) Réseau virtuel L’une des pierres angulaires de NFV est la virtualisation du réseau. Les réseaux physiques (câbles, commutateurs) sont remplacés par des réseaux virtuels définis par logiciel (SDN). Les VNFs peuvent interagir entre eux via ces réseaux virtualisés, ce qui permet d’adapter les performances du réseau de manière dynamique. C. Processus de gestion de l’infrastructure NFV • Provisioning : Le processus de mise en place des ressources et des VNFs au sein de l’infrastructure NFV. Orchestration : L’orchestration permet de coordonner le déploiement, la mise à jour et la gestion du cycle de vie des VNFs à travers l’infrastructure. Le NFV Orchestrator veille à ce que les ressources nécessaires soient allouées aux VNFs. Monitoring : La surveillance continue de la performance, de l’intégrité et de la capacité des VNFs et de l’infrastructure NFV. Cela inclut la gestion de la charge du serveur, l’utilisation du réseau et la capacité de stockage. Scaling: L’ajustement dynamique des ressources pour répondre à la demande en fonction des conditions du réseau ou de la charge d’un VNF. Fault Management : Gestion des erreurs et défaillances au niveau des VNFs et des ressources d’infrastructure[1]. • • 4) Système de soutien aux opérations/Système de soutien aux entreprises système (OSS/BSS) Les OSS/BSS fournissent un système de gestion qui aide les fournisseurs de services à déployer et à gérer des services réseau de bout en bout. Ils sont liés à la commande, à la facturation, au renouvellement et au dépannage des services. Les informations nécessaires à l'OSS sont fournies par les EMS. B. Infrastructure sous-jacente NFV 1) Serveurs physiques et virtualisés Les ressources matérielles sous-jacentes de l’infrastructure NFV sont constituées de serveurs génériques • • D. Avantages de l’Infrastructure NFV • Performance : La performance des VNFs peut être affectée par les limitations des ressources matérielles et des hyperviseurs. Gestion de la complexité : L’orchestration et la gestion de plusieurs VNFs et ressources peuvent devenir complexes à mesure que l’infrastructure s’étend. • IV. AVANTAGES DU NFV La virtualisation des fonctions réseaux présentent quelques avantages par rapport à la méthode traditionnelle : • Agilité et flexibilité : NFV permet un déploiement rapide et flexible des services réseau en utilisant des serveurs standardisés et des technologies de virtualisation. • Réduction des coûts : En utilisant des ressources matérielles génériques et des plateformes virtualisées, les opérateurs peuvent réduire les coûts d’infrastructure. • Scalabilité : Il est facile d’augmenter ou de réduire la capacité des services réseau grâce à la virtualisation. À mesure que la charge de trafic augmente, davantage de serveurs peuvent être mis sous tension, et pendant les périodes de faible charge de trafic, certains serveurs peuvent être mis hors tension pour économiser l'énergie[9]. • Automatisation : Grâce à l’orchestration et à la gestion automatisée des VNFs, il est possible de déployer, configurer et maintenir un réseau de manière plus efficace et avec moins d’intervention humaine. • Innovation rapide : L’infrastructure NFV permet aux opérateurs de déployer rapidement de nouvelles fonctionnalités ou services sans avoir besoin de remplacer des équipements physiques. A. Défis de l’infrastructure NFV a) Interopérabilité : Assurer que différents fournisseurs et plateformes de virtualisation peuvent fonctionner ensemble de manière cohérente. b) Sécurité : La virtualisation introduit des préoccupations de sécurité supplémentaires, telles que la protection des données et l’isolement des VNFs. V. RELATION DU NFV AVEC SDN (SOFTWAREDEFINED NETWORKING) Les réseaux sont traditionnellement constitués de commutateurs et de routeurs matériels (ou virtualisés grâce au NFV) qui prennent des décisions de transfert en fonction des résultats d'un protocole distribué tel que OSPF (Open Shortest Path First) et BGP (Border Gateway Protocol). Si cette approche décentralisée offre résilience et performances, elle limite également les décisions de transfert à des critères simples, tels que le nombre de sauts sur un chemin[10]. Le trafic circulant sur les réseaux devenant de plus en plus hétérogène, les opérateurs réseau souhaitent désormais acheminer le trafic au niveau du flux, permettant ainsi de différencier les flux selon des critères plus sélectifs tels que la source et/ou la destination, le protocole utilisé, voire le contenu des paquets. Les SDN ont permis cette forme de gestion du trafic en divisant le réseau en un plan de contrôle intelligent et un plan de données simple. Au lieu d'utiliser des algorithmes de sélection de route distribués, les commutateurs se contentent de transférer rapidement les paquets. Les routeurs et les commutateurs du plan de données apprennent à acheminer les paquets en contactant un plan de contrôle logiquement centralisé (Contrôleur SDN), qui peut être interrogé pour déterminer le saut suivant pour tout flux de paquets[10]. Le SDN offre donc une solution pour réduire les coûts de développement des logiciels exécutés sur les processeurs de routage des commutateurs/routeurs. La NFV offre une solution pour réduire les coûts de développement matériel des commutateurs/routeurs[9]. La NFV et le SDN sont donc étroitement liés et hautement complémentaires. La NFV peut servir le SDN en virtualisant le contrôleur SDN (considéré comme une fonction réseau) pour une exécution dans le cloud, permettant ainsi une migration dynamique des contrôleurs vers des emplacements optimaux. De son côté, le SDN sert la NFV en fournissant une connectivité réseau programmable entre les VNF afin d'optimiser l'ingénierie et le pilotage du trafic[2]. VI. SECURITE DANS LE NFV Dans ces temps modernes, l'usage de n'importe quelle technologie se heurte à un problème de taille : "la sécurité". Le NFV n'échappe pas à cette réalité. En effet, la sécurité et le management des logiciels sont les plus grands défis du NFV[3]. Pour ne pas trop charger ce résumé, nous allons couvrir seulement deux attaques qui peuvent être faites sur le NFV. Pour le reste, l’article [11] fait une analyse approfondie des menaces courantes afin de construire une taxonomie des menaces spécifiques à chaque couche NFV. L’article [12] aborde les risques de sécurité potentiels associes à la NFVI, en considérant quelques scenarios d’attaque potentiels. Il met aussi en lumière les meilleures pratiques de sécurité à suivre pour améliorer sensiblement la protection contre ces menaces[12]. A. DENIAL OF SERVICE (DoS) PROTECTION FAILURE Les attaques DoS peuvent cibler les réseaux virtuels ou les interfaces publiques des VNF afin d'épuiser les ressources réseau et d'affecter la disponibilité des services. Un volume de trafic important provenant d'une VNF compromise peut être généré et transmis à d'autres VNF fonctionnant sur le même hyperviseur, voire sur des hyperviseurs différents. De même, certaines applications VNF peuvent consommer des ressources CPU, disque dur et mémoire importantes afin d'épuiser l'hyperviseur[12]. B. ATTAQUE CONTRE LE PLAN DE GESTION ET DE CONTRÔLE Le plan de gestion et de contrôle NFV est considéré comme le cerveau de toutes les opérations, y compris la création, la configuration, la gestion, la fourniture et la surveillance des services réseau VNF. Cependant, ce plan de gestion et de contrôle pourrait devenir un point de défaillance unique et une cible d'attaque attrayante. Ainsi, toute opération compromise peut entraîner la défaillance de l'ensemble du système ou avoir un impact plus large sur le réseau. Par exemple, si les attaquants parviennent à accéder au point de contrôle, ils contrôlent l'ensemble des services réseau. Ils peuvent librement reconfigurer les services réseau, perturber le cheminement des données, surveiller les transactions de données et acquérir les informations confidentielles et sensibles des victimes[11]. CONCLUSION L’infrastructure NFV est un changement majeur dans la façon dont les opérateurs et les fournisseurs de services gèrent les fonctions réseau. En virtualisant les fonctions réseau sur des serveurs génériques, NFV permet des économies de coûts, une agilité accrue, une plus grande flexibilité et une meilleure efficacité dans l’utilisation des ressources. Cependant, elle présente également des défis en termes de gestion, de sécurité et de performance qui doivent être soigneusement abordés pour tirer pleinement parti de ses avantages. REFERENCES [1] [2] [3] [4] [5] [6] D. Cotroneo et al., “Network Function Virtualization: Challenges and Directions for Reliability Assurance,” in 2014 IEEE International Symposium on Software Reliability Engineering Workshops, Naples, Italy: IEEE, Nov. 2014, pp. 37–42. doi: 10.1109/ISSREW.2014.48. Yong Li and Min Chen, “Software-Defined Network Function Virtualization: A Survey,” IEEE Access, vol. 3, pp. 2542–2553, 2015, doi: 10.1109/ACCESS.2015.2499271. W. Yang and C. Fung, “A survey on security in network functions virtualization,” in 2016 IEEE NetSoft Conference and Workshops (NetSoft), Seoul, South Korea: IEEE, Jun. 2016, pp. 15–19. doi: 10.1109/NETSOFT.2016.7502434. M. Daghmehchi Firoozjaei, J. (Paul) Jeong, H. Ko, and H. Kim, “Security challenges with network functions virtualization,” Future Gener. Comput. Syst., vol. 67, pp. 315–324, Feb. 2017, doi: 10.1016/j.future.2016.07.002. G. Mirjalily and Z. Luo, “Optimal Network Function Virtualization and Service Function Chaining: A Survey,” Chin. J. Electron., vol. 27, no. 4, pp. 704– 717, Jul. 2018, doi: 10.1049/cje.2018.05.008. R. Mijumbi, J. Serrat, J. L. Gorricho, N. Bouten, F. D. Turck, and R. Boutaba, “Network Function Virtualization: State-of-the-art and Research Challenges,” IEEE Commun. Surv. Tutor., vol. 18, no. 1, pp. 236–262, 2016, doi: 10.1109/COMST.2015.2477041. [7] B. Yi, X. Wang, K. Li, S. K. Das, and M. Huang, “A comprehensive survey of Network Function Virtualization,” Comput. Netw., vol. 133, pp. 212– 262, Mar. 2018, doi: 10.1016/j.comnet.2018.01.021. [8] I. F. Akyildiz, S.-C. Lin, and P. Wang, “Wireless software-defined networks (W-SDNs) and network function virtualization (NFV) for 5G cellular systems: An overview and qualitative evaluation,” Comput. Netw., vol. 93, pp. 66–79, Dec. 2015, doi: 10.1016/j.comnet.2015.10.013. [9] M. Veeraraghavan, T. Sato, M. Buchanan, R. Rahimi, S. Okamoto, and N. Yamanaka, “Network Function Virtualization: A Survey,” IEICE Trans. Commun., vol. E100.B, no. 11, pp. 1978–1991, 2017, doi: 10.1587/transcom.2016NNI0001. [10] T. Wood, K. K. Ramakrishnan, J. Hwang, G. Liu, and W. Zhang, “Toward a software-based network: integrating software defined networking and network function virtualization,” IEEE Netw., vol. 29, no. 3, pp. 36–41, May 2015, doi: 10.1109/MNET.2015.7113223. [11] M. Pattaranantakul, R. He, Q. Song, Z. Zhang, and A. Meddahi, “NFV Security Survey: From Use Case Driven Threat Analysis to State-of-the-Art Countermeasures,” IEEE Commun. Surv. Tutor., vol. 20, no. 4, pp. 3330–3368, 2018, doi: 10.1109/COMST.2018.2859449. [12] S. Lal, T. Taleb, and A. Dutta, “NFV: Security Threats and Best Practices,” IEEE Commun. Mag., vol. 55, no. 8, pp. 211–217, Aug. 2017, doi: 10.1109/MCOM.2017.1600899.
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