Quelle méthodologie suivre pour mesurer la DBO5 ?
La DBO5 mesure la masse d’oxygène moléculaire consommé par les micro-organismes en cinq
jours, dans un litre d’eau à 20°C et à l’obscurité.
Il existe plusieurs techniques de mesure de la DBO5. En ce qui concerne la méthode physicochimique, la plus répandue, on utilise une sonde à oxygène dissous (oxymètre) pour mesurer la
concentration en O2 d’un échantillon représentatif, avant de réitérer l’opération après 5 jours
d’incubation. La différence entre les deux valeurs donne la DBO5. Les résultats sont exprimés en
mg/l.
Il est parfois indispensable d’effectuer une dilution avant de mesurer la DBO5. Dans le cas où la
DBO serait particulièrement élevée, le dioxygène dissous risque en effet d’être consommé en
totalité avant la fin des 5 jours.
Pour rappel, la capacité de traitement d’une station d’épuration est mesurée en EH (équivalentshabitants), basé justement sur la DBO5. La directive européenne du 21 mai 1991 (1) a défini 1
EH = 60 g de DBO5/jour en entrée de station.
Quelles différences entre la DBO5 et la DCO ?
La DCO (demande chimique en oxygène) mesure quant à elle la quantité d’oxygène nécessaire
pour dégrader par oxydation toutes les matières organiques ou minérales. Pour rappel, la DBO5
quantifie uniquement la consommation d’oxygène par les micro-organismes, donc la pollution
biodégradable. La DCO, qui couvre pollution biodégradable et non-biodégradable, est donc
supérieure à la DBO5.
Le rapport DCO / DBO5 permet de mesurer la biodégradabilité d’un effluent :
< 2 : effluent facilement biodégradable
entre 2 et 4 : effluent moyennement biodégradable
> 4 : effluent difficilement biodégradable
Comment mesure-t-on la DCO ? Il suffit de deux ou trois heures pour réaliser un test de DCO, à
l’aide notamment de réactifs chimiques comme le dichromate de potassium. On obtient ainsi en
peu de temps une vision précise de l’activité d’une station d’épuration. Indice de référence de
l’assainissement de l’eau pour les collectivités locales, la DCO sert aussi à calculer les
redevances et établir les valeurs limites de rejet des eaux dans le milieu naturel.
Existe-t-il des alternatives cette mesure ?
Inventée en 1912 en Grande-Bretagne, la DBO5 est une centenaire fringante. Si elle n’est pas près
de disparaître, cela n’empêche pas de nouvelles méthodes de voir le jour (2). Objectif principal :
tester plus vite.
Parmi ces alternatives, on peut citer la méthode de mesure par bio-réactif fluorescent,
développée, entre autres, par AMS Alliance avec l’Enverdi® – DBO. Les résultats apparaissent en
seulement 48 heures.
Bien que non-reconnues en France, des mesures par respirométrie ont également émergé dans
d’autres pays. Dans ce cas, on enregistre la capture d’oxygène via le changement de pression
causé par la consommation d’oxygène, à l’aide de respiromètres manométriques.
Complémentaire à la DBO, la mesure de l’ATP se développe comme approche complémentaire.
Il s’agit cette fois de quantifier le volume de micro-organismes actifs grâce à une enzyme créant
une luminescence lors de la dégradation des membranes bactériennes. Coûteuse, elle est
privilégiée pour des surveillances ponctuelles.
Enfin, la mesure UV permet d’obtenir la DBO et la DCO en quelques minutes, le tout sans
réactif. On la privilégiera pour les eaux destinés à la production d’eau potable par exemple.
Quelle est la relation (différence) entre la DBO5 et la DCO ?
La DBO5 mesure la quantité d'oxygène consommée en 5 jours à 20 °C par les microorganismes vivants, présents dans l'eau. La DCO représente les ressources
susceptibles de consommer de l'oxygène dans l'eau, par exemple les sels minéraux
et les composés organiques.
Comment puis-je réduire le rapport DCO/DBO5 ?
Pour réduire le rapport DCO/DBO5, il faut augmenter la biodégradabilité de la
matière organique ou réduire la concentration des composés réfractaires.
Comment calculer la DCO à partir de la DBO5 ?
DCO soluble totale = (DBO5 totale – DBO5 liée aux MES) x 2.4 = (12 – 20 x 0.5) x
2.4 = 4.8 mg/L O2.
DCO particulaire et colloïdale
La DCO particulaire et colloïdale représente environ 35% de la DCO totale. Elle est
essentiellement constituée de matières en suspension (MES) et est essentielle pour
comprendre l’impact des solides en suspension sur la charge de pollution organique. La
DCO particulaire est obtenue par différence entre la DCO brute et la DCO après filtration
de l’échantillon.
D’après une étude de l’IRSTEA sur des eaux usées en boues activées aération prolongée, 1
mg de MES en sortie de station municipale apporte en moyenne 1,2 mg de DCO
et 0,5 mg de DBO5
Sachant que ces MES ont environ de 20 mg/L, la DCO particulaire correspondante est de
24mg DCO/L (20 x 1,2). Ces valeurs sont essentielles pour interpréter les résultats et mieux
comprendre le lien entre MES et charge polluante.
Dans un exercice corrigé DBO5, ces valeurs permettent d’analyser l’efficacité des
différentes étapes de traitement et d’ajuster les paramètres en conséquence.
La DCO particulaire ou colloïdale est obtenue par différence entre la DCO brute et la DCO
après filtration de l’échantillon. Elle est essentiellement constituée de MES.
Si vous désirez obtenir des informations plus précises sur la relation entre ces paramètres,
veuillez vous diriger vers notre formulaire en cliquant ci-dessous.