Université Sultan Moulay Slimane Faculté des sciences et Techniques Béni Mellal Département de Génie Electrique Télécommunications Youssef RHAZI, PH FSTBM Ingénierie Informatique Electronique et Automatique Télécommunications Chapitre 1. Généralités sur les télécommunications Chapitre 2. Les signaux Chapitre 3. La modulation Analogique Chapitre 4. La modulation numérique Chapitre 5. Sujets de recherches Chapitre 2: Les signaux 01 Introduction 04 Spectre d’un signal périodique 02 Définitions 05 Généralisation de la notion de spectre 03 Classification des signaux 06 Exemples de signaux élémentaires 01Introduction “ Un signal est le support physique d’une information. Signaux sonores : fluctuations de la pression de l’air transportant un message a notre oreille ; Signaux visuels : ondes de lumière apportant une information a notre œil. En télécommunications, on appelle signal tout phénomène électromagnétique, généralement de faible niveau, qui constitue le support d’une information. . Définitions Un signal est une information qui transite à travers un canal de communication. Il permet de transmettre une donnée brute entre deux machines de manière adaptée au support de communication. Analogique Un signal analogique est de type sinusoïdal. Numérique Un signal numérique est un signal discret. Interprétation d'un signal elle s’effectue selon la tension électrique, l'impulsion lumineuse, la modulation de l'onde électromagnétique, . . . Représentation mathématique d’un signal Un signal est représenté par une fonction d’une ou plusieurs variables. Généralement, une seule variable est utilisée : le temps car l’information transportée par un signal est la variation d’une grandeur au cours du temps. Notation des signaux x(t), y(t), s(t), ... Exemples de signaux Un signal numérique est un signal discret. x(t) = A (signal constant) y(t) = at + b s(t) =π0 π πΌπ‘ Ces fonctions constituent une idéalisation mathématique des signaux réels. Classification des signaux Les signaux peuvent être classes en deux catégories : signaux déterministes : - analogiques : amplitude et temps continus, images exactes des informations a transmettre; - numériques : amplitude et temps discrets, obtenus par passage de l’information par un convertisseur analogique/numérique ou signaux naturellement numériques provenant d’un calculateur. signaux aléatoires : étudies en utilisant la théorie des probabilités et des processus aléatoires. Ils permettent de mieux représenter les signaux réels. Conséquence : il y a deux types de transmission des signaux : transmission analogique et transmission numérique. Les signaux périodiques Un signal x(t) est périodique s’il existe une durée T telle que π₯(π‘+π)= π₯ (t). Un signal périodique π₯(π‘) est caractérisé par : son amplitude; 1 sa période T (en secondes) ou sa fréquence f = π (en Hertz) ; 1 π sa puissance moyenne π = π β«Χ¬β¬0 π₯(π‘)2 ππ‘ 1 π sa valeur moyenne (composante continue) : ππ = π β«Χ¬β¬0 π₯ π‘ ππ‘ signaux sinusoïdaux Les signaux sinusoïdaux (ou harmoniques) sont des signaux périodiques très importants. Ce sont les signaux de la forme : avec: π₯(π‘) = π΄0 sin(2ππ0 π‘ + π0 ) π΄0 : amplitude ; π0 : fréquence ; π0 : phase a l’origine (ou déphasage ou phase) ; 2ππ0 π‘ + π0 : phase instantanée. Représentation Représentation spectrale Spectre d’un signal périodique Développement en série de Fourier En 1822, Joseph Fourier publie Théorie analytique de la chaleur, ouvrage dans lequel il utilise une technique qui consiste à décomposer une fonction périodique par une somme infinie de sinus et de cosinus. Bien que suscitant quelques réserves de la part de nombreux mathématiciens de l'époque, l'analyse de Fourier est de nos jours solidement structurée et bien comprise. 1 Soit x(t) un signal périodique quelconque (non sinusoïdal) de période T (ou de fréquence π = π ). On montre que x(t) peut s’écrire sous la forme d’un développement en série de Fourier, c’est-a-dire une somme de signaux sinusoïdaux de fréquences multiples entiers de f : ∝ π₯(π‘) = π0 + ΰ· ππ cos 2ππππ‘ + ππ sin 2ππππ‘ 2 π=1 Avec π0 1 π = β«π‘π )π‘(π₯ Χ¬β¬ 2 π 0 Spectre d’un signal périodique Développement en série de Fourier Et ∀π ≥ 1, π 2 ππ = ΰΆ± π₯ π‘ cos 2ππππ‘ ππ‘ π 0 π ππ = 2 ΰΆ± π₯ π‘ siπ 2ππππ‘ ππ‘ π 0 Le signal sinusoïdal de fréquence f est appelé fondamental et les signaux sinusoïdaux de fréquences nf, n ≥ 2 sont appelés harmoniques. Si x(t) est impair (c’est-`a-dire x(−t) = −x(t)), alors ∀n > 0, an = 0, et si x(t) est pair (c’est-`a-dire x(−t) = x(t)) alors ∀n > 1, bn = 0. Spectre d’un signal périodique Représentation spectrale d’un signal périodique Il s’agit de représenter l’amplitude du signal en fonction de la pulsation du signal encore appelé spectre du signal. Rappelons que pulsation et fréquence sont liées par la relation π = ππ π , qui traduit la proportionnalité des deux grandeurs. Le spectre obtenu est alors le même si on représente l’amplitude en fonction de la pulsation ou de la fréquence. Le développement en série de Fourier d’un signal périodique x(t) peut également s’écrire ∝ π0 π₯(π‘) = + ΰ· π΄π₯ π cos(2ππππ‘ + ππ₯ (n)) 2 π=1 π΄π₯ π = ππ2 + ππ2 ππ ππ₯ π = −πππ‘ππ ππ Spectre d’un signal périodique Représentation spectrale d’un signal périodique π΄π₯ π et ππ₯ π représentent respectivement le spectre d’amplitude et le spectre de phase de x(t). Ce sont des spectres de raies ou spectres discrets : un signal périodique ne possède de composantes spectrales que pour des fréquences multiples entiers du fondamental.(Matlab) Spectre d’un signal périodique Exemple de calcul du spectre d’un signal périodique Spectre d’un signal périodique Exemple de calcul du spectre d’un signal périodique Spectre d’un signal non-périodique Représentation spectrale d’un signal non-périodique Soit x(t) un signal quelconque, en particulier non périodique. On montre dans ce cas que le spectre de x(t) est une fonction continue de la fréquence, c’est-a-dire que x(t) possède des composantes spectrales a toutes les fréquences. Le signal x(t) peut alors s’écrire sous la forme : ππ₯ π )ππ π΄ π = 2 π(π) βΆ π ππππ‘ππ π’ππππππ‘π’ππ α π₯ ππ₯ π = arg π(π) : π ππππ‘ππ ππ πβππ π +∞ +∞ π₯(π‘) = β«Χ¬β¬0 Ou X(f) est la transformée de Fourier de x(t) définie par : π(π) = β«Χ¬β¬−∞ π₯(π‘)π −π2πππ‘ ππ‘ π΄π₯ π cos(2πππ‘ + Spectre d’un signal non-périodique Exemple de calcul du spectre d’un signal non périodique Soit une impulsion x(t) de durée τ et d’amplitude A : Exercice: Spectre d’un signal Calcul de la puissance d’un signal a partir de son spectre La puissance d’un signal est égale a la somme des puissances des composantes de son spectre d’amplitude. la puissance moyenne est : ∞ 2 2 1 π π π΄ π π₯ 0 π = ΰΆ± π₯(π‘)2 ππ‘ = +ΰ· (éπππππ‘é ππ ππππ ππ£ππ) π 0 4 2 π=1 Dans le cas d’un signal non périodique s’écrivant sous la forme : ππ₯ π )ππ +∞ 1 +∞ Son énergie est : π = β«Χ¬β¬−∞ π₯(π‘)2 ππ‘ = 2 β«Χ¬β¬0 π΄π₯ π 2 ππ +∞ π₯(π‘) = β«Χ¬β¬0 π΄π₯ π cos(2πππ‘ + Exemples de signaux élémentaires La fonction échelon unité Certains signaux fréquemment rencontrés en traitement du signal dispose d'une modélisation propre. Echelon Heaviside, fonction marche d'escalier (ou échelon unité) : La fonction échelon unité, ou simplement échelon ou fonction de Heaviside, notée Γ, est une fonction réelle de la variable réelle définie par : Γ(t) 0 π π π‘ < 0 Γ(π‘) = α +1 π π π‘ ≥ 0 t 1 Par convention Γ(0) = 2 Exemples de signaux élémentaires La fonction de signe La fonction de signe, représentée dans la figure, est donnée par la formule suivante : Sgn(t) sgn(π‘) = α −1 πππ’π π‘ < 0 +1 πππ’π π‘ > 0 t Exemples de signaux élémentaires La fonction rectangulaire ou porte La fonction rectangle, ou fonction porte, de largeur T, notée rect(t), est une fonction réelle de la variable réelle définie par: π 1 π π π‘ < 2 rππ(π‘) = ΰ΅ π 0 π π π‘ > 2 Exemples de signaux élémentaires La fonction triangulaire (fonction Bartlett) La fonction triangle unité, notée tri, est une fonction réelle de la variable réelle définie par : 1 − π‘ π π π‘ ≤ 1, tri(π‘) = α 0 π ππππ Tri(t) t Exemples de signaux élémentaires Impulsion de Dirac πΏ(π‘) = 0 π π π‘ ≠ 0 La distribution ou impulsion de Dirac, notée πΏ(t), vérifie : πΏ(π‘) = ΰ΅ +∞ ΰΆ± πΏ π’ ππ’) = 0 −∞ ππΏ(π‘ − π‘0) πΉ(π) π π π‘0 Impulsion de Dirac à l’instant initial d’aire π‘ Impulsion de Dirac à l’instant t0 d’aire a Exemples de signaux élémentaires Peigne de Dirac Le peigne de Dirac, représenté dans la figure suivante est: πΏT (π‘) = σ+∞ π=−∞ πΏ(π‘ − ππ) πΉ(π) πΉ(π − π») πΉ π − ππ» … . . Exemples de signaux élémentaires La fonction sinus cardinal Cette fonction est très courante en traitement du signal où elle intervient comme transformée de Fourier d’une fonction rectangle. Une fonction rectangle permet de représenter par exemple des opérateurs idéaux de filtrage. La fonction sinus cardinal, notée sinc(t), est définie : π πππ(π‘) = sin(ππ₯) ππ₯ Filtrage des signaux Exemples de filtres
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