Notre-Dame-de-l ‘Assomption :
Présentation générale :
La cathédrale Notre-Dame-de-l ‘Assomption de Clermont est une
cathédrale gothique située à Clermont-Ferrand. Elle a été édifiée à partir
de 1248 au centre de la ville de Clermont, la capitale historique de
l'Auvergne. Elle a remplacé une cathédrale romane située au même
endroit qui elle-même avait été précédée par deux autres
sanctuaires chrétiens. La majeure partie de la construction actuelle date
de la seconde moitié du XIIIe siècle, c'est le premier exemple d'utilisation
en architecture de la pierre de Volvic. La façade occidentale et d'autres
rénovations ont été effectuées par Eugène Viollet-le-Duc au cours de la
seconde moitié du XIXe siècle.
La cathédrale est construite au sommet de la butte centrale qui forme le
centre ancien de Clermont-Ferrand. Elle se trouve au carrefour des
différentes rues et places de l'époque médiévale reprenant le tracé de la
ville fortifiée du IIIe siècle.
Protection
La cathédrale a été classée sur la liste des monuments historiques de
1862.
Le monument :
Les dates de la construction :
Commencement du chœur gothique : 1248.
Fin de la cathédrale gothique vers 1350.
Commencement du chantier de Viollet-le-Duc : 1866
Les flèches sont terminées en 1884.
Les escaliers rue des Gras sont de 1902.
Plan général et dimensions
Plan de la cathédrale de Clermont.
- Hauteur des flèches 96,10 m.
- Longueur extérieure : 99 m.
- Longueur intérieure : 82,75 m.
- Longueur du chœur : 36 m.
- La largeur au niveau du transept : 32,70 m.
- La hauteur de la croisée du transept : 28,70 m.
- Hauteur des bas-côtés : 14,30 m.
- Le diamètre des grandes roses : 8,50 m.
La cathédrale de Clermont-Ferrand, construite en pierre de Volvic,
est un exemple remarquable d'architecture médiévale et de
techniques modernes du 19e siècle. Son état de conservation est
exceptionnel malgré ses 800 ans d'existence.
L'architecte Violet le Duc a joué un rôle essentiel dans la
reconstruction de la cathédrale au 19e siècle, ajoutant des éléments
comme les flèches majestueuses. Ces flèches atteignent presque
100 mètres de hauteur.
La construction de la cathédrale a nécessité des techniques
avancées pour l'époque, comme l'utilisation de treuilles à vapeur
pour élever les pierres sur les échafaudages. Une ligne de chemin
de fer a également été créée pour transporter les matériaux.
Ce chantier a également eu une dimension sociale en permettant
de réduire le chômage local en engageant la population de
Clermont-Ferrand et des environs dans les travaux. C'était un effort
de l'État pour soutenir l'économie.
Interventions de Viollet-le-Duc
Contexte historique et architectural
La cathédrale, a été édifiée à partir de 1248, remplaçant une
structure romane antérieure. Elle est un exemple marquant du style
gothique en France .
Viollet-le-Duc a été sollicité pour intervenir sur la cathédrale après
une période de dégradations et d'abandon, dans le cadre d'un
mouvement plus large de restauration des monuments historiques
en France
Interventions de Viollet-le-Duc
Travaux réalisés
Entre 1866 et 1870, il a supervisé la restauration de la façade
occidentale et des deux travées adjacentes de la nef. Ces travaux
ont inclus la reconstruction des flèches et l'ajout de nouveaux
éléments décoratifs dans le style néo-gothique, qui était alors en
vogue
Viollet-le-Duc a également conçu des éléments intérieurs tels que
le maître-autel, les grilles du chœur, et la chaire épiscopale,
intégrant des designs qui reflètent son approche innovante .
Philosophie de restauration
Sa méthode de restauration était fondée sur l'idée que restaurer un
édifice ne se limitait pas à le conserver ou le réparer, mais à le
rétablir dans un état complet qui pourrait n'avoir jamais existé
Cela a souvent conduit à des modifications significatives qui ont
suscité des débats parmi les historiens et les architectes.
Impact et héritage
Les interventions de Viollet-le-Duc ont également redéfini son
apparence pour les générations futures et sa vision a influencé la
perception du patrimoine architectural en France et a marqué un
tournant dans les pratiques de restauration.
Quelques éléments architecturaux du gothiques :
1. Arcatures et Voussures : Les arcs brisés, typiques de l'architecture
gothique, sont visibles dans les fenêtres et les portails de la
cathédrale en plus des arcs-boutants présents sur les terrasses de la
cathédrale .
Les arcs-boutants
2. Vitraux : La cathédrale possède de magnifiques vitraux qui laissent
passer la lumière de manière spectaculaire, créant des effets
lumineux à l'intérieur.
3. Voûtes sur croisée d’ogives : Les voûtes de la cathédrale sont
typiques du style gothique, avec des nervures croisées qui ajoutent
à la stabilité et à l'esthétique de l'intérieur.
4. Statues et Gargouilles : Les sculptures ornant les façades et les
gargouilles, souvent représentatives de figures bibliques ou
mythologiques, sont également des éléments gothiques typiques.
Façade cathédrale Clermont-Ferrand
Les peintures et les fresques :
Les peintures murales (XIIe - XVe)
La cathédrale de Clermont présente un rare ensemble de peintures
murales de la fin du XIIe au XVe siècle.
Fresques de la crypte
Fresque de la sacristie
Peintures du déambulatoire
Les principes de la Charte de Venise ont-ils été respectés
dans les travaux de restauration de la cathédrale de
Clermont-Ferrand réalisés par Viollet-le-Duc ?
La restauration de la cathédrale de Clermont-Ferrand par Eugène Violletle-Duc, a suscité des débats quant à son respect des principes de
conservation établis par la Charte de Venise de 1964. Bien que Viollet-leDuc ait été un pionnier dans le domaine de la restauration architecturale,
ses méthodes diffèrent significativement des approches contemporaines
prônées par la Charte.
Comparaison avec la Charte de Venise
La Charte de Venise insiste sur plusieurs principes qui auraient pu être
négligés dans le travail de Viollet-le-Duc :
Authenticité : La Charte souligne l'importance de conserver les
monuments dans leur état authentique, sans ajout d'éléments
modernes ou non historiques.
Documentation et Transparence : La nécessité d'une
documentation précise des travaux est également un point clé de la
Charte, ce qui inclut des rapports analytiques et critiques sur
chaque phase des travaux
. Bien que Viollet-le-Duc ait documenté ses projets, ses choix artistiques
ont souvent été subjectifs.